Publié dans vie de lectrice

Pause

Non, ce n’est pas que je trouve que les blogs ne soient plus lus au profit d’autres plates-formes. Après plus de onze ans, j’ai peut-être peu de visiteurs, mais ils sont de qualité, commentent toujours à bon escient, et j’ai plaisir à les lire.
Non, ce n’est pas que je ne lise pas. J’ai lu en octobre deux romans de la rentrée littéraire : Starlight de Richard Wagamese, aux éditions Zoé, (gagné sur Instagram grâce à Martin Knosp que je remercie !), et Dégels de Julia Phillip chez Autrement. J’ai lu aussi, en vrac, Maura Murray a disparu de James Renner, Sott de Ragnar Jonasson, Vue cavalière de Wallace Stegner, La mer monte de Aude Le Corff… Pas de déception parmi ces lectures, plutôt des bons moments.
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J’ai repris quelques activités automnales, mais cela ne m’empêcherait pas de trouver le temps d’écrire, c’est plutôt la motivation qui ne vient pas, les mots qui me manquent, et d’autres projets qui prennent la priorité. Je me pose aussi quelques questions sur le format des billets, le conserver, en changer ?
Je mets donc le blog en pause pour un temps qui sera peut-être très court, ou un peu plus long. À bientôt !

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Bonne année

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Vous avez échappé à la photo d’une pile de livres, à celle d’une peinture cubiste, et même à celle d’une appétissante cuisse de canard confite…
Finalement, c’est l’image de la longévité et de la paix qui vient vous souhaiter une très douce année 2019, qu’elle ne vous apporte que joies et bons moments, sans oublier des lectures inoubliables !

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Mon année 2018, côté livres

Ces livres pour lesquels on perd conscience de tout ce qui nous entoure, et qu’on a hâte de retrouver lorsqu’on les pose, n’ont pas été si nombreux cette année, deviendrais-je trop exigeante ?
Pour vous présenter le meilleur du meilleur, j’ai repris « Une année de livres », une idée de Delphine et Nicole, à laquelle Jérôme a rajouté quelques items :

1) Ma première lecture de l’année ?
Un livre que je voulais lire depuis longtemps, Dalva de Jim Harrison
dalva
2) Le livre le plus bref que j’ai lu ?
Le dimanche des mères de Graham Swift, 142 pages magiques, denses et surprenantes
dimanchedesmeres
3) Le livre le plus dépaysant ?
Une bouffée d’air pur de Amulya Malladi, qui m’a emmenée en Inde, à Bhopal
Unebouffeedairpur4) La plus belle couverture de l’année ?
Wilderness de Lance Weller, pas seulement une belle couverture, une histoire très puissante aussi
wilderness5) Un nouvel auteur découvert cette année ?
Imaginer la pluie de Santiago Pajares, dont c’est le seul roman traduit en français pour le moment
imaginerlapluie6) Le livre dont l’écriture m’a éblouie ?
De bois debout de Jean-François Caron, un style unique, étonnant, qui m’a conquise
deboisdebout7) Le meilleur personnage de l’année ?
L’écart d’Amy Liptrot, une personne réelle a surpassé les personnages de fiction
ecart8) Le livre que j’attendais le plus ?
LaRose de Louise Erdrich, repéré déjà en VO, mais la traduction valait le coup d’attendre
larose
9) Le livre le plus déstabilisant ?
Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage, bien plus profond que le thriller psychologique qu’il semble être… (il sort en poche très bientôt !)
danslesnaglesmorts10) Le livre le plus inattendu ?
Éléphant de Martin Suter ou comment se passionner pour une histoire de SDF, d’éléphant rose et de manipulation génétique
elephant11) Le livre que j’ai enfin lu ?
L’art de perdre d’Alice Zeniter, et j’ai bien fait d’attendre et de le savourer tranquillement en cette fin d’année
artdeperdre12) Mon plus gros pavé ?
4321 de Paul Auster et ses 1024 pages passionnantes
432113) Le livre le plus émouvant ?
La poudre et la cendre de Taylor Brown, une belle histoire d’amour entre deux très jeunes gens sur fond de guerre de Sécession
poudreetlacendre
14) Le livre le plus drôle ?
L’arabe du futur de Riad Sattouf m’a souvent fait rire ou sourire
arabedufutur15) Le livre qui m’a appris quelque chose que j’ignorais totalement ?
Coquelicots d’Irak de Brigitte Findakly m’a fait découvrir l’Irak des années 60 et 70.
coquelicotsdirak
16) Ma dernière lecture de l’année ?
Janvier noir d’Alan Parks et Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani se partagent la fin d’année
janviernoir exilesmeurentaussi

  17) Le plus beau titre de l’année ?
Où les roses ne meurent jamais de Gunnar Staalesen, de plus un très honnête polar tendance psychologique…
oulesroses.jpg18) Le meilleur recueil de nouvelles de l’année ?

Une fille bien de Holly Goddard Jones, un recueil de nouvelles sombres, parfois violentes, mais toujours très justes
unefillebien19) Le livre le plus ennuyeux de l’année ?
Forêt obscure de Nicole Krauss, alors que j’avais beaucoup aimé L’histoire de l’amour, je n’ai pris aucun plaisir à ce roman
foretobscure
20) Le plus gros raté de l’année ?
Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal, pour moi, malgré son écriture, ne coule pas autant de source que Réparer les vivants ou Corniche Kennedy
unmondeaportee21) Le meilleur livre de l’année ?

Au loin de Hernan Diaz, où tout m’a enchantée, l’histoire, l’atmosphère, l’écriture…
auloinEt vous, quels sont vos meilleures lectures de l’année ?

Retrouvez les bilans précédents : 2017, 2016, 2015, 2014, 2013 et 2012.

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Tag : les coulisses du blog

Invitée par Cuné, qui en a elle-même pioché l’idée chez Le chien critique ce tag permet d’en savoir un peu plus sur la petite cuisine interne de vos blogs préférés (ou pas !)

Avis, critique, recension et/ou ressenti ? Critique ou recension, non, il nous reste donc un mélange d’avis et de ressenti, en général, c’est plutôt mon ressenti que je tente de communiquer, ou quelque chose d’approchant !

Le choix du livre : Ce n’est pas original, je repère la plupart de mes lectures sur des blogs que je fréquente, et ils sont nombreux. Souvent, je note les nouveautés sur les sites des éditeurs, et je confirme ma première bonne impression en lisant un ou deux avis favorables. J’aime beaucoup aussi le magazine Page des libraires qui propose des avis de libraires enthousiastes. Les petites fiches jaunes de ma librairie favorite, ou les entretiens lors des fêtes du livre me font aussi noter ou acheter directement, sans passer par la case « liste à lire ».
Quoique je me méfie de ces achats d’impulsion qui m’ont déjà occasionné quelques déboires. Mes bibliothèques me fournissent le plus souvent.bibli2

Cas particulier : quand les livres arrivent tout seuls ! Les SP ou services de presse ? Rien de régulier de ce côté, à part quelques livres reçus par Masse critique, cinq ou six dans l’année, et des livres gagnés à des concours… Parfois, je précise l’origine du livre, parfois pas. Qu’il soit acheté d’occasion, ou emprunté à la bibliothèque, ou envoyé par l’éditeur ne change rien à mon ressenti.

Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question.
Je la copiais soigneusement il y a quelques années, mais ne la lisant pas en général sur les autres blogs, je l’ai supprimée. Il est facile de la trouver sur n’importe quel site marchand ou celui de l’éditeur. Je trouve d’ailleurs que son absence annonce plus clairement qu’il s’agit d’un avis de lecteur (pour les visiteurs de passage). Par contre, je précise toujours l’édition et le traducteur, ce dernier étant très important !

Prise de note en cours de lecture : très peu en général, je note directement sur un carnet ou sur l’ordinateur une ou deux idées, ou les numéros des pages qui sont censées me fournir une piste pour un billet, ou des citations.

Rédaction : Deux ou trois semaines après la lecture (pour cause de retard accumulé, pas par choix) je rédige sur mon ordinateur, dans un logiciel de traitement de texte, un premier jet, que je reprends souvent deux ou trois fois, ce qui ne m’empêche pas de retrouver des fautes ou des constructions bancales après l’avoir collé dans le corps du billet. Je n’y passe pas des heures, du moment que le billet rend bien mon sentiment sur le livre.

Serré ou plutôt long ? Pas trop long, surtout les quelques lignes qui résument le roman deviennent de plus en plus brèves, et ressemblent autant que faire se peut à ce que j’aimerais savoir avant de commencer un roman : le moins possible !
Mon avis, lui, peut être plus ou moins développé, selon que le roman contient beaucoup de belles idées ou un peu moins. J’aime bien lorsque c’est court et clair, si possible.

Divulgâcher ? Non, au grand jamais, d’ailleurs, j’aime beaucoup qu’on me dise qu’à lire mon billet, on ne comprend pas trop l’histoire ! Quel intérêt de trop en savoir à l’avance ? D’ailleurs, je lis parfois en diagonale les billets de blogs lorsque je sens qu’ils vont en raconter trop.

Ils en pensent quoi les autres blogueurs ? J’essaye de renvoyer toujours à quelques billets d’autres blogueurs, et les jours fastes, je précise leur sentiment en un mot ou deux…

Citations ou pas : Toujours deux ou trois citations, dont une qui commence le billet : mon envie est que la première place revienne au texte, de l’auteur et du traducteur, au style. J’espère que les citations reflètent ce que j’aime dans tel ou tel roman.

Taguer ses billets : oui, outre les catégories par genre, je tague mes billets : grands ou petits thèmes, pays ou états américains, mais je ne suis pas sûre qu’à part moi, il y ait grand monde qui clique sur lesdits tags.

IMG_2070Noter ses lectures : Je ne les note pas dans le corps du billet, mais sur Babelio, oui, pour m’aider à me rappeler du ressenti final, juste après lecture. Il est surprenant de retrouver parfois des 4,5 étoiles qui n’ont laissé aucun souvenir !

Les affiliations : qu’est-ce c’est ? S’il s’agit de partenariats qui me rapporteraient de l’argent, rien du tout. Par contre, quelques pubs peuvent apparaître sous mes billets, parce que je ne veux pas payer pour bloguer.

La reconnaissance : bien sûr, je préfère que mes billets soient lus, mais le nombre de visiteurs donné par le fournisseur d’accès n’est pas très parlant. Par exemple, mes billets sur les photographes sont visités longtemps après, et assez souvent, mais les visiteurs les lisent-ils vraiment, reviennent-ils, s’abonnent-ils ? Mystère.
J’aime bien voir le nombre d’abonnés augmenter, mais ce n’est pas forcément significatif non plus. Je partage mes billets sur Babelio, Bibliosurf, Facebook, j’utilise parfois Instagram… mais si c’était pour générer du trafic supplémentaire, j’ai l’impression qu’il faudrait que je m’y emploie à temps complet !

Voilà, vous savez tout ! Si Anne, Brize, Delphine-Olympe, Sandrine, Sylire ou tout autre blogueur ou blogueuse veulent répondre à ce tag, ça sera très intéressant de comparer les réponses !

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Bilan de début d’année

Comme j’ai toujours plaisir à lire les bilans des autres, j’avais vaguement l’idée cette année de faire un bilan trimestriel sur le blog, mais ayant constaté que le trimestre est terminé depuis un bon mois, ce sera un bilan tous les quatre mois, ce qui n’est pas mal non plus, hormis le fait qu’il n’y a pas d’adjectif pour ça !

La première partie de l’année a été bien occupée par différents mois thématiques, en février le mois afro-américain, en mars le mois de l’Europe de l’Est et en avril, le mois belge, que j’ai suivis à mon rythme avec respectivement une, trois et deux participations. J’ai aussi lu bon nombre d’auteurs américains grâce aux idées toujours nombreuses du Picabo River Book Club, et quelques nouveautés des rentrées de septembre et de janvier. J’ai assisté à une rencontre avec Paul Auster et à des tables rondes toujours intéressantes, à la Fête du Livre de Bron puis aux Quais du Polar.

J’ai lu aussi des livres tirés de ma PAL (recensés pour le défi Objectif PAL) : 5 chroniqués au cours de ces quatre mois, et quelques autres sortis mais dont je n’ai pas parlé, faute de temps ou d’envie…

Cette période a été riches en lectures passionnantes, émouvantes ou souriantes, les meilleures lectures étant L’homme de l’hiver, La poudre et la cendre et Le dimanche des mères.
hommedelhiver  poudreetlacendre  dimanchedesmeres

Désolée pour ceux qui ne goûtent pas la littérature anglo-saxonne, ce sont deux romans américains et un anglais ! Heureusement, ils sont suivis par quelques français et italiens, comme L’ancre des rêves, Les ombres de Montelupo et Les huit montagnes (avis à venir).
ancredesreves  ombresdemontelupo  huitmontagnes

Et pour la suite ? Encore des rendez-vous que j’adore suivre : le mois italien en mai, le mois anglais en juin, et les pavés de l’été, sans compter une pile à lire qui ne manque pas de ressources !
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Les mois qui viennent seront aussi ceux des voyages, huit jours en Sicile pour commencer, et ensuite des festivals : Étonnants Voyageurs, le Festival (off) d’Avignon, les Rencontres Photographiques d’Arles, et peut-être le Festival America… A suivre !

 

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Dix ans déjà ! +concours

Oui, cela me semble incroyable à moi aussi, cela fait dix ans que ce blog existe, même si certains le connaissent depuis moins longtemps et si les archives ne remontent qu’à 2012, puisque avant cette date, il était sur une autre plate-forme et que je n’ai pas rapatrié les billets.
C’était en janvier 2008, je cherchais un endroit où partager mes lectures et j’ai découvert Babelio et en même temps, que certaines lectrices prolongeaient leurs avis sur des blogs. Désolée si je ne me souviens plus précisément des blogs m’ont mis ainsi sur les rails, peut-être n’existent-ils plus ?

PoliceLunaire_700x400(dessin de Tom Gauld, Police lunaire, 2017)

En dix ans, ce monde alors assez nouveau a beaucoup changé, parfois en mieux, parfois non… Les swaps ont disparu sans que j’y ai jamais participé, les défis en tous genres continuent, des blogs apparaissent que je ne peux tous suivre, d’autres se ferment, malheureusement, ou réapparaissent, et ça, c’est sympa !
De nombreuses affinités se sont crées autour de lectures, de genres, d’auteurs favoris. J’ai surtout apprécié les rencontres lors de festivals et de fêtes du livre, ou autour d’un café, à Lyon ou à Paris. Si je n’oublie personne, j’ai croisé et eu le grand plaisir d’échanger quelques mots, ou de discuter plus longuement, avec
Aifelle, Choco, Marilyne, Sandrine, Anne, Mior, Séverine, Jérôme, Noukette, Malice, Keisha, Karine, Delphine, Papillon, Brize, Tamara
… et aussi de rencontrer de nombreux auteurs qui ne se souviendront pas de moi, car je ne me résous jamais à leur annoncer de but en blanc que j’écris des avis sur mes lectures.

Et les livres dans tout ça ? J’ai sans doute découvert grâce aux blogs de nombreux livres que je n’aurais jamais lu sans eux, c’est incontestable. Parmi ceux-ci, je me suis amusée à retenir une lecture marquante par année, et donc voici les préférés parmi les préférés :
Capture d’écran 2018-01-26 à 09.01.13.png2008 : le temps où nous chantions de Richard Powers, 2009 : Garden of love de Marcus Malte, 2010 : D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère, 2011 : Cent ans d’Herbjorg Wassmo, 2012 : D’acier de Silvia Avallone, 2013 : Némésis de Philip Roth, 2014 : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, 2015 : Plus haut que la mer de Francesca Melandri, 2016 : Le garçon de Marcus Malte, 2017 : Farallon Island d’Abby Geni

Pour finir, et vous remercier de vos nombreux passages et commentaires, je vous propose de gagner des livres ! Trois gagnants seront tirés au sort parmi ceux qui répondront en commentaire à la question :
Quel(s) livre(s) vous tenterai(en)t parmi ceux qui sont photographiés ici ?
Vous avez jusqu’au 3 février à minuit pour répondre. Tirage au sort le 4 ou le 5 février.
Et voici les gagnantes :
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Edyta, Claudine Le Bagousse et Valentyne : félicitations à toutes les trois, j’attends vos adresses postales !
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Mon année 2017, côté livres

Voici le retour du traditionnel bilan de fin d’année.
Un tour de mon tableau de lectures me fait remarquer que j’ai lu 149 livres, soit un peu plus que l’année dernière, et je ne compte que les livres terminés, et pas ceux qui me sont tombés des mains !
Si j’ai fréquenté moins de pays (26 au lieu de 32), les maisons d’éditions représentées sont plus nombreuses (68 au lieu de 52). Dix-neuf livres lus sont sortis de ma pile à lire, sans compter ceux qui sont sortis pour aller voir ailleurs, c’est satisfaisant…

 

Et pour la suite ? Ma pile à lire est bien fournie en littérature américaine, un retour en grâce de ces romans et nouvelles que j’aime toujours autant, surtout quand ils me conduisent dans différents états, dans des milieux divers… Quelques BD m’attendent aussi, ainsi qu’une pile plus européenne. Voici ces futures lectures en photos :

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Ce que je retiendrai de l’année 2017 :

Dans la catégorie « j’aime toujours la littérature américaine »
Les étoiles s’éteignent à l’aube de Richard Wagamese
Farallon Islands d’Abby Geni
Underground Railroad de Colson Whitehead
etoilesseteignent  farallonislands  undergroundrailroad

Dans la catégorie « que des bonnes nouvelles ! »
Voyage d’hiver de Jaume Cabré
Une mort à Kitchawank de T.C. Boyle
voyagedhiver  unemortakitchawank

Dans la catégorie « j’ai lu tout de même des romans français »
Mille ans après la guerre de Carine Fernandez
Marx et la poupée de Maryam Madjadi
Les singuliers d’Anne Percin
milleansapreslaguerre  marxetlapoupee  singuliers

Dans la catégorie  « vraiment pas pour moi »
Vernon Subutex de Virginie Despentes
Les furies de Lauren Groff
Miniaturiste de Jessie Burton

Et pour un retour sur les bilans de 2016, 2015, 2014, 2013 et 2012. Et vous, êtes-vous satisfaits de votre année de lectures ?

Publié dans rentrée littéraire 2015, rentrée littéraire 2016, vie de lectrice

Que reste-t-il de la rentrée littéraire 2016 ?

Le bilan d’Eva sur la rentrée littéraire 2016 m’a donné l’envie de faire mon propre bilan, avant que ne s’ouvre le bal des multiples avis sur les sorties d’août et septembre 2017.
Je n’ai eu entre les mains « que » 28 livres de la rentrée 2016, qui me semble rétrospectivement pas l’une des plus heureuses à mon goût. En effet, je n’ai pas du tout accroché à un certain nombre d’entre eux, et les ai laissé repartir à la bibliothèque sans regrets !

Ceux que j’ai adorés ou simplement aimés :
14 Juillet d’Eric Vuillard, New York, esquisses nocturnes de Molly Prentiss, Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue, Romanesque de Tonino Benacquista, Nora Webster de Colm Toibin, Station eleven d’Emily St John Mandel, Éclipses japonaises d’Eric Faye, Les bottes suédoises d’Henning Mankell, Le garçon de Marcus Malte, Le rouge vif de la rhubarbe de Audur Ava Olafsdottir, Anatomie d’un soldat de Harry Parker.
14juillet newyorkesquisses voicivenirlesreveurs romanesque norawebster stationeleven eclipsesjaponaises bottessuedoises garcon rougevifdelarhubarbe anatomiedunsoldat

Ceux que j’ai aimés, sans plus :
Police de Hugo Boris,
Légende de Sylvain Prudhomme, L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi, Les règles d’usage de Joyce Maynard, Un travail comme un autre de Virginia Reeves, Tropique de la violence de Natacha Appanah, Soudain, j’ai entendu la voix de l’eau d’Hiromi Kawakami, A tout moment la vie, de Tom Malmquist.

Ceux qui ne m’ont pas emballée, ou me sont tombés des mains : Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby, Sur cette terre comme au ciel de Davide Enia, Alice ou le choix des armes de Stéphanie Chaillou, De profundis d’Emmanuelle Pirotte, Une bouche sans personne de Gilles Marchand, Beckomberga de Sara Stridsberg, Six mois dans la vie de Ciril de Drago Jancar, Les petites chaises rouges d’Edna O’Brien, Sacrifice de J.C. Oates.

En reculant encore dans le temps, je trouve que la rentrée 2015 avait été bien plus riche en belles découvertes, avec des vrais coups de cœur et des lectures mémorables comme L’imposteur de Javier Cercas, Neverhome de Laird Hunt, La vie, quand elle était à nous de Marian Izaguirre, Tout ce qui est solide se dissout dans l’air de Darragh McKeon, Six jours de Ryan Gattis, Il était une ville de Thomas B. Reverdy, Une forêt d’arbres creux d’Antoine Choplin, La terre qui penche de Carole Martinez, Une Antigone à Kandahar de Joydeep Roy-Bhattacharya, L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan, D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan, Quand le diable sortit de la salle de bains de Sophie Divry, Nous serons des héros de Brigitte Giraud, La petite femelle de Philippe Jaenada, Une vie entière de Robert Seethaler, Les nuits de laitue de Vanessa Barbara… mais il est vrai que je n’ai lu certains de ces livres que très récemment, lors de leur sortie en poche.

 

J’ai aussi constaté que j’écris de moins en moins de billets sur les sorties récentes, d’autres blogueurs et blogueuses le font très bien, et la motivation me manque pour ajouter des billets à propos de titres qu’on voit déjà partout. Je préfère parler des livres plus tard, tranquillement, un bon moment après leur sortie…
Et vous, vous reste-t-il de bons, de très bons souvenirs de la rentrée d’août 2016 ?

 

 

 

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Avignon, festival off 2017 : mes choix

Ce billet a pour but de vous présenter (sans classement particulier) les pièces que j’ai vues dans le Festival off d’Avignon, toutes différentes, et pourtant toutes avaient quelque chose qui m’a plu.
Bon à savoir : nous les avons à chaque fois réservées au maximum 24 heures avant, ce qui signifie qu’il ne s’agit absolument pas des spectacles qui affichent « tout complet » jusqu’au 30 juillet ! (et que vous pouvez donc sans doute encore les voir)

quonrouvrelesfenetresQu’on rouvre les fenêtres ! à l’Alizé

Une jeune compagnie présente des paroles de descendants d’immigrés espagnols. Dans un spectacle qui alterne théâtre et danse, avec de jolies ruptures de ton, des moments d’émotion et des instants plus souriants, ils évoquent aussi bien le franquisme que la vie de famille, la langue ou les petits souvenirs de la vie quotidienne.
Des comédiens sincères qui donnent vie aux voix qu’ils présentent, et c’est un grand plaisir !

quatrieme_murLe quatrième mur au Théâtre des 3 soleils
Le roman de Sorj Chalandon est ici mis en scène avec un seul acteur. Parfois dur, souvent touchant, toujours très juste, et le théâtre dans le théâtre fonctionne bien avec l’histoire de ce metteur en scène qui veut monter Antigone à Beyrouth en pleine guerre civile, sur la ligne de démarcation, avec des comédiens amateurs issus de chaque camp. Comment ne pas être touché ?



JUSTE-LA-FIN-DU-MONDE-Juste la fin du monde
au Petit Louvre (salle Templiers)
La pièce de Jean-Luc Lagarce (celle qui a donné le film de Xavier Dolan en 2016) est ici mise en scène avec des comédiens épatants ! Les deux frères qui se retrouvent, la petite sœur, l’épouse du frère cadet, la mère… et entre eux, le ressentiment, la rancoeur refont surface, exprimés par le texte au rythme très particulier de l’auteur. J’ai maintenant hâte de voir le film !

 

elle_émoiElle… émoi au théâtre Le petit chien
Un « seul en scène » sur le thème de l’amour entre un musicien et son instrument. Le comédien est trompettiste, et aussi doué pour manier ses instruments que pour façonner des jeux de mots drôles et inventifs. Il a tiré cette idée de conversations avec divers musiciens et on rit beaucoup, à la fois de la justesse du propos et des jeux avec la langue (française) !

 

rapport_sur_la_banaliteUn rapport sur la banalité de l’amour au théâtre de la Luna
Le spectacle retrace cinq rencontres entre Martin Heidegger et Hannah Arendt. Le professeur et son élève, devenue rapidement sa maîtresse, s’éloignent au fur et à mesure de la montée du nazisme, mais pourtant l’amour reste fort entre eux. Peut-il être plus fort que toutes les idées qui les opposent ? Une mise en scène un peu sage, mais ces personnages fascinants bénéficient d’une superbe interprétation !

recrutement.jpgRecrutement au théâtre de l’Ange
Un homme et une femme attendent dans les locaux d’une entreprise le résultat de leurs entretiens de recrutement. L’attente leur permet de lier connaissance et de se dévoiler, un peu trop, peut-être ? Une comédie réaliste sur le monde de l’entreprise, fine et (peut-être) féministe…

projet_poutineLe projet Poutine à l’Espace Roseau
Encore un tête-à-tête, cette fois entre Poutine et une de ses anciennes conquêtes, une femme procureur qui n’a pas froid aux yeux et veut le traduire devant le tribunal pénal international… Elle revient sur la manière dont il est arrivé au pouvoir. La confrontation est pleine de force, mais les arguments d’un dictateur sont ce qu’ils sont… Une très belle interprétation pour cette pièce terriblement réaliste, qui ne peut que faire frissonner.

 

Et si vous cherchez d’autres idées de pièces à voir, Eimelle et Claudialucia en ont vu plus que moi !