Une année de livres : 2020

Mon avent littéraire, qu’est-ce que c’est ? Pour ceux qui ne suivent pas les réseaux sociaux, c’est une idée de Nicole (Mots pour mots) et de Delphine (La bibliothèque de Delphine-Olympe) qui consiste à présenter une lecture de l’année passée par jour du 1er au 24 décembre. J’ai remis en forme et ajouté quelques livres pour garder une trace de mes lectures les plus marquantes :

Ma première lecture de l’année : Une éducation de Tara Westover chez Lattès : Tara Westover revient sur son enfance dans une famille de Mormons de l’Idaho, avec un père très instable, et son écriture intense et sincère m’a fait frémir plus d’une fois.


Un auteur découvert cette année : Mireille Gagné avec Le lièvre d’Amérique. Je ne connaissais pas son nom avant cette année, et ce fut une très belle lecture, une légende moderne, à la petite musique contemporaine très séduisante. Ce n’est pas un roman qui se dévore, ses différents thèmes et styles poussent à le savourer.


Un livre lu sur les conseils de mon libraire. Je n’ai pas eu trop à demander conseil aux libraires cette année, j’arrivais plutôt avec ma liste toute prête. Je propose donc un livre conseillé par mon libraire de la librairie Passages à Lyon, mais pas encore lu : Ce prince que je fus de Jordi Soler. Il sera parfait pour le mois Amérique latine chez Ingannmic en février.

Le livre dont l’écriture m’a éblouie :
Whitman de Barleen Pyamootoo possède une écriture un peu déroutante au début, originale, sobre et poétique, qui s’accorde pleinement au sujet, un épisode de la vie de Walt Whitman. Même les voyageurs d’un train de New York à Philadelphie y semblent être des poètes !


Le livre que je n’aurais pas lu si… si Aifelle n’en avait pas dit beaucoup de bien, s’il n’était pas publié par les éditions Zoé, si sa couverture était moins jolie… Et ça aurait été bien dommage, car La voisine est dépaysant autant qu’universel, parce que son écriture vive ne manque pas de tendresse pour des personnages qu’il faut découvrir !

La plus belle couverture. Je choisis une couverture, qui en plus d’être belle, reflète pour moi l’atmosphère du livre (parce que j’aurais des exemples de couvertures très réussies, et qui donnent envie de lire le livre, mais en imaginant tout autre chose que son contenu) ce sera donc une couverture de Totem aux éditions Gallmeister, La nuit des lucioles de Julia Glass.

Mon plus gros pavé de l’année avec 807 pages, L’échelle de Jacob, de Ludmila Oulitskaïa, qui m’a un peu déçue par rapport à ses romans plus brefs (qui, eux, sont plus que recommandables).
Le livre qui m’a mis des étoiles dans les yeux : Le bal des ombres de Joseph O’Connor J’ai trouvé le roman formidable dès les premières pages, craignant toutefois que l’enchantement cesse. Finalement, coup de cœur pour ce roman splendide et foisonnant, faisant passer en quelques lignes du sourire aux yeux embués. C’est une parenthèse enchantée…

Le livre le plus ancré dans l’actualité : Le monde n’existe pas de Fabrice Humbert, passionnante variation sur l’image, sur les médias et l’information, les « fake news », et aussi à propos de la surveillance du citoyen. Bien fait, il se lit d’une traite !


Le livre le plus dépaysant : Parce que je déteste la Corée de
Kang-Myoung, roman qui dépeint le parcours d’une jeune fille de vingt-sept ans qui décide de tout quitter pour partir en Australie. Elle espère là-bas grimper dans l’échelle sociale, alors qu’en Corée, elle resterait à vivre de petits boulots dans un appartement miteux. Particulièrement dépaysant, ce roman est très accessible, et court, il se lit un peu comme un reportage.

Le prix littéraire lu cette année : Nickel Boys de Colson Whitehead, prix Pulitzer fiction 2020. Abordant le sujet d’une maison de « redressement » aux méthodes particulièrement violentes, et qui a existé en Floride, Colson Whitehead, avec son écriture fluide et sobre, ne cherche pas à provoquer les sentiments du lecteur, les faits parlent d’eux-mêmes, mais fait cependant ressentir sa très grande colère. C’est un roman que je ne peux que conseiller de lire, et qui me restera longtemps en mémoire.


Le livre qui a vaincu le confinement : Une année à la campagne de Sue Hubbell Une chronique au féminin de cinq saisons dans une maison isolée des mots Ozark… L’humour qui parcourt ces pages se marie bien avec l’érudition, et les anecdotes quotidiennes avec les réflexions sur la nature, sa complexité, ses ressources. Un livre qui fait du bien, à lire et à garder pour y piocher des inspirations et des encouragements !


Le roman choral le plus réussi : Glory d’Elizabeth Wetmore, une foule de personnages autour de personnages féminins très forts et d’un sujet dramatique.

Un livre dont le héros a existé : Le moine de Moka de Dave Eggers, biographie non d’un moine, mais d’un jeune américain d’origine yéménite, qui se lance dans le commerce et la promotion du café de son pays, en pleine guerre civile. On s’attache à ce parcours passionnant !

Le livre le plus émouvant : Le plus émouvant, peut-être pas exactement, parce que les faits se déroulant au dix-septième siècle, et en Norvège, ça met une certaine distance, mais j’aurais été désolée de ne pas voir Les graciées de Kiran Millwood Hargrave dans ce bilan, car il comporte des passages pleins d’émotion, une émotion assez retenue, ce que je préfère.

Le livre dont j’aurais aimé rencontrer le héros :
Opération Shylock, j’aurais aimé rencontrer Philip Roth, bien sûr ! Mais lequel, le vrai ou l’autre ? Parce qu’il faut dire qu’ils sont deux à porter le nom de l’auteur dans ce roman parfois un peu long, souvent très drôle, toujours intelligent.

Le meilleur polar : L’hiver du Commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni. Il aurait pu jouer en outre dans la catégorie des romans dépaysants (Naples, les années 30) !

Le livre le plus original :
Dieu, le temps, les anges et les hommes. Entre conte et philosophie, chronique villageoise et grande Histoire, un roman qui se déguste à petites doses… et original, ça, oui !

L’histoire de famille que j’ai préférée : Après la mousson de Selina Sen, Charmée par la musicalité de l’écriture, je n’ai pas vu le temps passer, et j’ai frémi et souri en fréquentant une famille indienne d’il y a une trentaine d’années, ni très riches, ni parias, un juste milieu qu’on rencontre moins souvent.

U
n livre pour finir en beauté : Prodiges et miracles de Joe Meno. Merci à Krol pour m’avoir fortement incitée à (re)découvrir Joe Meno. Je suis sous le charme de l’histoire très forte de Jim Falls et de son petit-fils, ainsi que d’un magnifique cheval blanc qui va modifier le cours (pas très drôle) de leur vie.

Retrouvez les bilans précédents ici. (en faisant défiler)

Une année de livres : 2019

J’ai repris peu ou prou mes réponses au calendrier de l’avent littéraire imaginé par Delphine et Nicole sur Facebook.
Si j’ai lu un peu moins cette année qu’en 2018, la qualité était de mise, avec des romans aussi bien écrits que propices à dépayser, à faire rêver ou réfléchir…
Tout le monde ne se laissera pas embarquer par les mêmes ambiances, mais vous trouverez sans doute parmi cette sélection un ou deux livres qui peuvent vous plaire (dont un certain nombre sorti en format de poche)

1) Le premier livre de l’année :
Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani m’a permis de commencer agréablement l’année, c’est un roman foisonnant, plein d’esprit et de personnages hors normes.
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2) le livre dont l’écriture m’a éblouie :
Cent millions d’années et un jour de Jean-Baptiste Andrea. Tout à fait le genre d’écriture que j’aime, mais l’histoire (montagne et amitié) n’est pas négligée pour autant…
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3) le livre le plus bref que j’ai lu :
Je ne note pas les nombres de pages, mais ce doit être Le coffre de Jacky Schwartzmann et Lucian Dragos-Bogdan (160 pages). Je ne l’ai pas commenté, comme souvent les romans vite lus, mais c’est un petit polar à 4 mains plutôt amusant.
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4) mon plus gros pavé :
Le formidable livre de Daniel Mendelsohn, Les disparus, où il mène sur 920 pages des recherches sur une partie de sa famille décimée par les nazis. Et c’est tout simplement passionnant, et pas plombant, car fort bien écrit !
disparus

5) Les livres les plus féministes :
La servante écarlate de Margaret Atwood et Les heures rouges de Leni Zumas.
servanteecarlate  heuresrouges

 

 

 

 


6) Les livres les plus soucieux d’écologie :

L’arbre-monde de Richard Powers, Une histoire des abeilles de Maja Lunde et Le sang des fleurs de Joana Sinisalo.

arbremonde  unehistoiredesabeilles.jpg  sangdesfleurs

7) Le livre le plus dépaysant :
Certainement San Perdido de David Zukerman qui transporte au Panama dans les années 50, et réussit fort bien à recréer les lieux, à faire vivre des beaux personnages et à entremêler différentes actions.
sanperdido8) la découverte d’un auteur :
Je pense à l’auteure irlandaise Anne Griffin, dont j’ai beaucoup aimé le premier roman, Toute une vie et un soir, formidable pour décrire sans larmoyer tous les moments beaux ou dramatiques d’une vie…
touteunevietunsoir9) le meilleur personnage…
Pas si facile, car j’ai aimé beaucoup de romans avec de multiples personnages, et pas un qui se détachait…
L’inoubliable Defred, de La servante écarlate, se partage la vedette avec Naomi Cottle du très beau roman Trouver l’enfant de Rene Denfeld. Des femmes fortes dans des univers difficiles !
servanteecarlate  trouverlenfant

10) le livre le plus surprenant…
Ce que l’on sème de Regina Porter, sa galerie de personnages singuliers, sa construction perturbante, et les photos qui l’illustrent, alors qu’on se trouve bien dans de la fiction.
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11) le livre qui m’a sortie de mes « sentiers battus » :
Des larmes sous la pluie de Rosa Montero, un roman qui se passe dans un vingt-deuxième siècle qu’on croirait réel. Un roman historique du futur, un peu polar aussi, très bien fait. Je lirai la suite !
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12) le livre le plus émouvant :
N’essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell, magnifique roman polyphonique sur les années du début du sida dans la communauté homosexuelle à Stockholm. Émouvant mais sans pathos, grâce à un subtil équilibre…
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13) les livres le plus drôles…
Rester groupés de Sophie Hénaff (la suite de Poulets grillés) est un drôle de polar et un polar drôle à la fois, avec son équipe de « bras cassés » tous plus originaux les uns que les autres. Et Le cœur de l’Angleterre, de Jonathan Coe, s’il n’est pas à proprement parler « drôle », est tout de même bien souvent réjouissant !
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14) le livre que tout le monde a aimé, sauf moi…
Il y a eu cette année quelques livres, encensés presque partout, et qui me sont tombés des mains. Parmi eux, j’ai essayé de persévérer dans la lecture d’Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam, mais rien n’y a fait. Je n’y croyais pas, je ne trouvais pas dans ce roman ce que les autres y ont lu… Dommage, mais je suis passée à un autre !
arcadie.jpg15) le livre lu sur les conseils de quelqu’un :
je lis et j’écoute énormément de conseils ici et là, sur les blogs amis, notamment. Et c’est sur le
blog de Brize que j’ai eu le sentiment qu’Idaho d’Andria Williams me plairait… et, transportée dans les années 50, non loin d’un centre de recherches nucléaires, je l’ai dévoré, effectivement !
idaho16) le plus beau titre :
Les fureurs invisibles du cœur, de l’Irlandais John Boyne, dont le contenu est aussi beau que son titre… (et la couverture n’est pas mal non plus) (j’ajoute qu’il sort en Livre de Poche le 2 janvier…)
fureursinvisiblesducoeur17) le meilleur polar :
L’assassin des ruines de Cay Rademacher reconstitue avec brio le Hambourg de l’immédiate après-guerre, avec ses gosses des rues et ses multiples trafics.
assassindesruines18) les plus belles « bulles » de l’année :
Une maternité rouge de Christian Lax et Ailefroide altitude 3954 de Jean-Marc Rochette.
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19) Le livre que j’ai enfin lu :
Le complot contre l’Amérique de Philip Roth, une uchronie où l’auteur imagine qu’au tout début des années 40, Charles Lindbergh, héros américain de la traversée de l’Atlantique en avion, est élu président des États-Unis. Et le cauchemar commence pour la famille Roth… Excellent !
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20) Mes derniers livres de l’année :
Ce sera tout d’abord Olga de Bernhard Schlink, un auteur que j’apprécie, puis La fille du traître de Leif Davidsen, un roman d’espionnage qui promet d’être passionnant !
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J’espère lire aussi vos bilans et coups de cœur de l’année !

Retrouvez les bilans précédents : 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013 et 2012.

 

Pause

Non, ce n’est pas que je trouve que les blogs ne soient plus lus au profit d’autres plates-formes. Après plus de onze ans, j’ai peut-être peu de visiteurs, mais ils sont de qualité, commentent toujours à bon escient, et j’ai plaisir à les lire.
Non, ce n’est pas que je ne lise pas. J’ai lu en octobre deux romans de la rentrée littéraire : Starlight de Richard Wagamese, aux éditions Zoé, (gagné sur Instagram grâce à Martin Knosp que je remercie !), et Dégels de Julia Phillip chez Autrement. J’ai lu aussi, en vrac, Maura Murray a disparu de James Renner, Sott de Ragnar Jonasson, Vue cavalière de Wallace Stegner, La mer monte de Aude Le Corff… Pas de déception parmi ces lectures, plutôt des bons moments.
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J’ai repris quelques activités automnales, mais cela ne m’empêcherait pas de trouver le temps d’écrire, c’est plutôt la motivation qui ne vient pas, les mots qui me manquent, et d’autres projets qui prennent la priorité. Je me pose aussi quelques questions sur le format des billets, le conserver, en changer ?
Je mets donc le blog en pause pour un temps qui sera peut-être très court, ou un peu plus long. À bientôt !

Bonne année

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Vous avez échappé à la photo d’une pile de livres, à celle d’une peinture cubiste, et même à celle d’une appétissante cuisse de canard confite…
Finalement, c’est l’image de la longévité et de la paix qui vient vous souhaiter une très douce année 2019, qu’elle ne vous apporte que joies et bons moments, sans oublier des lectures inoubliables !

Mon année 2018, côté livres

Ces livres pour lesquels on perd conscience de tout ce qui nous entoure, et qu’on a hâte de retrouver lorsqu’on les pose, n’ont pas été si nombreux cette année, deviendrais-je trop exigeante ?
Pour vous présenter le meilleur du meilleur, j’ai repris « Une année de livres », une idée de Delphine et Nicole, à laquelle Jérôme a rajouté quelques items :

1) Ma première lecture de l’année ?
Un livre que je voulais lire depuis longtemps, Dalva de Jim Harrison
dalva
2) Le livre le plus bref que j’ai lu ?
Le dimanche des mères de Graham Swift, 142 pages magiques, denses et surprenantes
dimanchedesmeres
3) Le livre le plus dépaysant ?
Une bouffée d’air pur de Amulya Malladi, qui m’a emmenée en Inde, à Bhopal
Unebouffeedairpur4) La plus belle couverture de l’année ?
Wilderness de Lance Weller, pas seulement une belle couverture, une histoire très puissante aussi
wilderness5) Un nouvel auteur découvert cette année ?
Imaginer la pluie de Santiago Pajares, dont c’est le seul roman traduit en français pour le moment
imaginerlapluie6) Le livre dont l’écriture m’a éblouie ?
De bois debout de Jean-François Caron, un style unique, étonnant, qui m’a conquise
deboisdebout7) Le meilleur personnage de l’année ?
L’écart d’Amy Liptrot, une personne réelle a surpassé les personnages de fiction
ecart8) Le livre que j’attendais le plus ?
LaRose de Louise Erdrich, repéré déjà en VO, mais la traduction valait le coup d’attendre
larose
9) Le livre le plus déstabilisant ?
Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage, bien plus profond que le thriller psychologique qu’il semble être… (il sort en poche très bientôt !)
danslesnaglesmorts10) Le livre le plus inattendu ?
Éléphant de Martin Suter ou comment se passionner pour une histoire de SDF, d’éléphant rose et de manipulation génétique
elephant11) Le livre que j’ai enfin lu ?
L’art de perdre d’Alice Zeniter, et j’ai bien fait d’attendre et de le savourer tranquillement en cette fin d’année
artdeperdre12) Mon plus gros pavé ?
4321 de Paul Auster et ses 1024 pages passionnantes
432113) Le livre le plus émouvant ?
La poudre et la cendre de Taylor Brown, une belle histoire d’amour entre deux très jeunes gens sur fond de guerre de Sécession
poudreetlacendre
14) Le livre le plus drôle ?
L’arabe du futur de Riad Sattouf m’a souvent fait rire ou sourire
arabedufutur15) Le livre qui m’a appris quelque chose que j’ignorais totalement ?
Coquelicots d’Irak de Brigitte Findakly m’a fait découvrir l’Irak des années 60 et 70.
coquelicotsdirak
16) Ma dernière lecture de l’année ?
Janvier noir d’Alan Parks et Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani se partagent la fin d’année
janviernoir exilesmeurentaussi

  17) Le plus beau titre de l’année ?
Où les roses ne meurent jamais de Gunnar Staalesen, de plus un très honnête polar tendance psychologique…
oulesroses.jpg18) Le meilleur recueil de nouvelles de l’année ?

Une fille bien de Holly Goddard Jones, un recueil de nouvelles sombres, parfois violentes, mais toujours très justes
unefillebien19) Le livre le plus ennuyeux de l’année ?
Forêt obscure de Nicole Krauss, alors que j’avais beaucoup aimé L’histoire de l’amour, je n’ai pris aucun plaisir à ce roman
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20) Le plus gros raté de l’année ?
Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal, pour moi, malgré son écriture, ne coule pas autant de source que Réparer les vivants ou Corniche Kennedy
unmondeaportee21) Le meilleur livre de l’année ?

Au loin de Hernan Diaz, où tout m’a enchantée, l’histoire, l’atmosphère, l’écriture…
auloinEt vous, quels sont vos meilleures lectures de l’année ?

Retrouvez les bilans précédents : 2017, 2016, 2015, 2014, 2013 et 2012.

Tag : les coulisses du blog

Invitée par Cuné, qui en a elle-même pioché l’idée chez Le chien critique ce tag permet d’en savoir un peu plus sur la petite cuisine interne de vos blogs préférés (ou pas !)

Avis, critique, recension et/ou ressenti ? Critique ou recension, non, il nous reste donc un mélange d’avis et de ressenti, en général, c’est plutôt mon ressenti que je tente de communiquer, ou quelque chose d’approchant !

Le choix du livre : Ce n’est pas original, je repère la plupart de mes lectures sur des blogs que je fréquente, et ils sont nombreux. Souvent, je note les nouveautés sur les sites des éditeurs, et je confirme ma première bonne impression en lisant un ou deux avis favorables. J’aime beaucoup aussi le magazine Page des libraires qui propose des avis de libraires enthousiastes. Les petites fiches jaunes de ma librairie favorite, ou les entretiens lors des fêtes du livre me font aussi noter ou acheter directement, sans passer par la case « liste à lire ».
Quoique je me méfie de ces achats d’impulsion qui m’ont déjà occasionné quelques déboires. Mes bibliothèques me fournissent le plus souvent.bibli2

Cas particulier : quand les livres arrivent tout seuls ! Les SP ou services de presse ? Rien de régulier de ce côté, à part quelques livres reçus par Masse critique, cinq ou six dans l’année, et des livres gagnés à des concours… Parfois, je précise l’origine du livre, parfois pas. Qu’il soit acheté d’occasion, ou emprunté à la bibliothèque, ou envoyé par l’éditeur ne change rien à mon ressenti.

Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question.
Je la copiais soigneusement il y a quelques années, mais ne la lisant pas en général sur les autres blogs, je l’ai supprimée. Il est facile de la trouver sur n’importe quel site marchand ou celui de l’éditeur. Je trouve d’ailleurs que son absence annonce plus clairement qu’il s’agit d’un avis de lecteur (pour les visiteurs de passage). Par contre, je précise toujours l’édition et le traducteur, ce dernier étant très important !

Prise de note en cours de lecture : très peu en général, je note directement sur un carnet ou sur l’ordinateur une ou deux idées, ou les numéros des pages qui sont censées me fournir une piste pour un billet, ou des citations.

Rédaction : Deux ou trois semaines après la lecture (pour cause de retard accumulé, pas par choix) je rédige sur mon ordinateur, dans un logiciel de traitement de texte, un premier jet, que je reprends souvent deux ou trois fois, ce qui ne m’empêche pas de retrouver des fautes ou des constructions bancales après l’avoir collé dans le corps du billet. Je n’y passe pas des heures, du moment que le billet rend bien mon sentiment sur le livre.

Serré ou plutôt long ? Pas trop long, surtout les quelques lignes qui résument le roman deviennent de plus en plus brèves, et ressemblent autant que faire se peut à ce que j’aimerais savoir avant de commencer un roman : le moins possible !
Mon avis, lui, peut être plus ou moins développé, selon que le roman contient beaucoup de belles idées ou un peu moins. J’aime bien lorsque c’est court et clair, si possible.

Divulgâcher ? Non, au grand jamais, d’ailleurs, j’aime beaucoup qu’on me dise qu’à lire mon billet, on ne comprend pas trop l’histoire ! Quel intérêt de trop en savoir à l’avance ? D’ailleurs, je lis parfois en diagonale les billets de blogs lorsque je sens qu’ils vont en raconter trop.

Ils en pensent quoi les autres blogueurs ? J’essaye de renvoyer toujours à quelques billets d’autres blogueurs, et les jours fastes, je précise leur sentiment en un mot ou deux…

Citations ou pas : Toujours deux ou trois citations, dont une qui commence le billet : mon envie est que la première place revienne au texte, de l’auteur et du traducteur, au style. J’espère que les citations reflètent ce que j’aime dans tel ou tel roman.

Taguer ses billets : oui, outre les catégories par genre, je tague mes billets : grands ou petits thèmes, pays ou états américains, mais je ne suis pas sûre qu’à part moi, il y ait grand monde qui clique sur lesdits tags.

IMG_2070Noter ses lectures : Je ne les note pas dans le corps du billet, mais sur Babelio, oui, pour m’aider à me rappeler du ressenti final, juste après lecture. Il est surprenant de retrouver parfois des 4,5 étoiles qui n’ont laissé aucun souvenir !

Les affiliations : qu’est-ce c’est ? S’il s’agit de partenariats qui me rapporteraient de l’argent, rien du tout. Par contre, quelques pubs peuvent apparaître sous mes billets, parce que je ne veux pas payer pour bloguer.

La reconnaissance : bien sûr, je préfère que mes billets soient lus, mais le nombre de visiteurs donné par le fournisseur d’accès n’est pas très parlant. Par exemple, mes billets sur les photographes sont visités longtemps après, et assez souvent, mais les visiteurs les lisent-ils vraiment, reviennent-ils, s’abonnent-ils ? Mystère.
J’aime bien voir le nombre d’abonnés augmenter, mais ce n’est pas forcément significatif non plus. Je partage mes billets sur Babelio, Bibliosurf, Facebook, j’utilise parfois Instagram… mais si c’était pour générer du trafic supplémentaire, j’ai l’impression qu’il faudrait que je m’y emploie à temps complet !

Voilà, vous savez tout ! Si Anne, Brize, Delphine-Olympe, Sandrine, Sylire ou tout autre blogueur ou blogueuse veulent répondre à ce tag, ça sera très intéressant de comparer les réponses !

Bilan de début d’année

Comme j’ai toujours plaisir à lire les bilans des autres, j’avais vaguement l’idée cette année de faire un bilan trimestriel sur le blog, mais ayant constaté que le trimestre est terminé depuis un bon mois, ce sera un bilan tous les quatre mois, ce qui n’est pas mal non plus, hormis le fait qu’il n’y a pas d’adjectif pour ça !

La première partie de l’année a été bien occupée par différents mois thématiques, en février le mois afro-américain, en mars le mois de l’Europe de l’Est et en avril, le mois belge, que j’ai suivis à mon rythme avec respectivement une, trois et deux participations. J’ai aussi lu bon nombre d’auteurs américains grâce aux idées toujours nombreuses du Picabo River Book Club, et quelques nouveautés des rentrées de septembre et de janvier. J’ai assisté à une rencontre avec Paul Auster et à des tables rondes toujours intéressantes, à la Fête du Livre de Bron puis aux Quais du Polar.

J’ai lu aussi des livres tirés de ma PAL (recensés pour le défi Objectif PAL) : 5 chroniqués au cours de ces quatre mois, et quelques autres sortis mais dont je n’ai pas parlé, faute de temps ou d’envie…

Cette période a été riches en lectures passionnantes, émouvantes ou souriantes, les meilleures lectures étant L’homme de l’hiver, La poudre et la cendre et Le dimanche des mères.
hommedelhiver  poudreetlacendre  dimanchedesmeres

Désolée pour ceux qui ne goûtent pas la littérature anglo-saxonne, ce sont deux romans américains et un anglais ! Heureusement, ils sont suivis par quelques français et italiens, comme L’ancre des rêves, Les ombres de Montelupo et Les huit montagnes (avis à venir).
ancredesreves  ombresdemontelupo  huitmontagnes

Et pour la suite ? Encore des rendez-vous que j’adore suivre : le mois italien en mai, le mois anglais en juin, et les pavés de l’été, sans compter une pile à lire qui ne manque pas de ressources !
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Les mois qui viennent seront aussi ceux des voyages, huit jours en Sicile pour commencer, et ensuite des festivals : Étonnants Voyageurs, le Festival (off) d’Avignon, les Rencontres Photographiques d’Arles, et peut-être le Festival America… A suivre !

 

Dix ans déjà ! +concours

Oui, cela me semble incroyable à moi aussi, cela fait dix ans que ce blog existe, même si certains le connaissent depuis moins longtemps et si les archives ne remontent qu’à 2012, puisque avant cette date, il était sur une autre plate-forme et que je n’ai pas rapatrié les billets.
C’était en janvier 2008, je cherchais un endroit où partager mes lectures et j’ai découvert Babelio et en même temps, que certaines lectrices prolongeaient leurs avis sur des blogs. Désolée si je ne me souviens plus précisément des blogs m’ont mis ainsi sur les rails, peut-être n’existent-ils plus ?

PoliceLunaire_700x400(dessin de Tom Gauld, Police lunaire, 2017)

En dix ans, ce monde alors assez nouveau a beaucoup changé, parfois en mieux, parfois non… Les swaps ont disparu sans que j’y ai jamais participé, les défis en tous genres continuent, des blogs apparaissent que je ne peux tous suivre, d’autres se ferment, malheureusement, ou réapparaissent, et ça, c’est sympa !
De nombreuses affinités se sont crées autour de lectures, de genres, d’auteurs favoris. J’ai surtout apprécié les rencontres lors de festivals et de fêtes du livre, ou autour d’un café, à Lyon ou à Paris. Si je n’oublie personne, j’ai croisé et eu le grand plaisir d’échanger quelques mots, ou de discuter plus longuement, avec
Aifelle, Choco, Marilyne, Sandrine, Anne, Mior, Séverine, Jérôme, Noukette, Malice, Keisha, Karine, Delphine, Papillon, Brize, Tamara
… et aussi de rencontrer de nombreux auteurs qui ne se souviendront pas de moi, car je ne me résous jamais à leur annoncer de but en blanc que j’écris des avis sur mes lectures.

Et les livres dans tout ça ? J’ai sans doute découvert grâce aux blogs de nombreux livres que je n’aurais jamais lu sans eux, c’est incontestable. Parmi ceux-ci, je me suis amusée à retenir une lecture marquante par année, et donc voici les préférés parmi les préférés :
Capture d’écran 2018-01-26 à 09.01.13.png2008 : le temps où nous chantions de Richard Powers, 2009 : Garden of love de Marcus Malte, 2010 : D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère, 2011 : Cent ans d’Herbjorg Wassmo, 2012 : D’acier de Silvia Avallone, 2013 : Némésis de Philip Roth, 2014 : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, 2015 : Plus haut que la mer de Francesca Melandri, 2016 : Le garçon de Marcus Malte, 2017 : Farallon Island d’Abby Geni

Pour finir, et vous remercier de vos nombreux passages et commentaires, je vous propose de gagner des livres ! Trois gagnants seront tirés au sort parmi ceux qui répondront en commentaire à la question :
Quel(s) livre(s) vous tenterai(en)t parmi ceux qui sont photographiés ici ?
Vous avez jusqu’au 3 février à minuit pour répondre. Tirage au sort le 4 ou le 5 février.
Et voici les gagnantes :
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Edyta, Claudine Le Bagousse et Valentyne : félicitations à toutes les trois, j’attends vos adresses postales !
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Mon année 2017, côté livres

Voici le retour du traditionnel bilan de fin d’année.
Un tour de mon tableau de lectures me fait remarquer que j’ai lu 149 livres, soit un peu plus que l’année dernière, et je ne compte que les livres terminés, et pas ceux qui me sont tombés des mains !
Si j’ai fréquenté moins de pays (26 au lieu de 32), les maisons d’éditions représentées sont plus nombreuses (68 au lieu de 52). Dix-neuf livres lus sont sortis de ma pile à lire, sans compter ceux qui sont sortis pour aller voir ailleurs, c’est satisfaisant…

 

Et pour la suite ? Ma pile à lire est bien fournie en littérature américaine, un retour en grâce de ces romans et nouvelles que j’aime toujours autant, surtout quand ils me conduisent dans différents états, dans des milieux divers… Quelques BD m’attendent aussi, ainsi qu’une pile plus européenne. Voici ces futures lectures en photos :

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Ce que je retiendrai de l’année 2017 :

Dans la catégorie « j’aime toujours la littérature américaine »
Les étoiles s’éteignent à l’aube de Richard Wagamese
Farallon Islands d’Abby Geni
Underground Railroad de Colson Whitehead
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Dans la catégorie « que des bonnes nouvelles ! »
Voyage d’hiver de Jaume Cabré
Une mort à Kitchawank de T.C. Boyle
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Dans la catégorie « j’ai lu tout de même des romans français »
Mille ans après la guerre de Carine Fernandez
Marx et la poupée de Maryam Madjadi
Les singuliers d’Anne Percin
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Dans la catégorie  « vraiment pas pour moi »
Vernon Subutex de Virginie Despentes
Les furies de Lauren Groff
Miniaturiste de Jessie Burton

Et pour un retour sur les bilans de 2016, 2015, 2014, 2013 et 2012. Et vous, êtes-vous satisfaits de votre année de lectures ?