photographes du samedi

Photographe du samedi (42) Fan Ho

Ce que j’aime quand je prépare un billet de « photographe du samedi » c’est partir d’un nom, d’une photo rencontrée ici ou là et explorer les images qu’on peut trouver de ce photographes. Ayant vu je ne sais plus où une première photo, avec ce noir et blanc si graphique, qui évoque « In the mood for love », j’ai fait une petite recherche. J’ai ainsi découvert le photographe chinois Fan Ho.

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Fan Ho est né en 1937 à Shanghai, mais a vécu son enfance à Hong Kong. Il a aussi été réalisateur et acteur. Il a présenté de très nombreuses expositions depuis 1956. Il a enseigné la photographie et le cinéma, et écrit plusieurs livres. Il est mort en 2016.

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Son domaine de prédilection était la photographie de rue, il a parcouru inlassablement Hong Kong avec son appareil, et c’est toute la magie de cette ville dans les années 50 et 60, aujourd’hui disparue au profit d’immenses tours, qui se retrouve dans ces photos en noir et blanc. Ses clichés sont tous plus beaux les uns que les autres. Il maîtrise parfaitement la composition avec ses lignes d’ombres et de lumière qui partagent les photos, mais il saisit aussi les habitants de la ville dans leurs activités quotidiennes, jeux d’enfants, petits métiers, sans oublier les différentes heures du jour, et les conditions météorologiques : soleil, brume ou pluie qui donnent des atmosphères contrastées… A regarder sans modération !

Les autres photographes du samedi sont ici, et aussi chez Choco qui en a eu l’idée !

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Photographe du samedi (41) Dominique Issermann

La photographe du samedi sera aujourd’hui, sans qu’il soit besoin de vous expliquer pourquoi, la photographe française Dominique Issermann.
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Née en 1947, elle fait ses premières photos à quatre ans, et n’arrête plus : elle photographie des acteurs et des actrices, devient photographe de mode pour Sonia Rykiel, mais pour moi son nom évoque aussitôt les portraits superbes de Leonard Cohen. Elle a aussi réalisé des clips pour Leonard et d’autres chanteurs. Elle a aussi été l’une de ses muses, il a composé pour elle « I’m your man »…
Je n’ai choisi que des photos en noir et blanc, tellement superbe pour les visages.

 

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Photographe du samedi (40) Peter Mitchell

Mes expositions préférées à Arles cette année avaient presque toutes pour sujet la photographie de rue. Sujet inépuisable et qui donne pourtant des résultats totalement différents, bien représentatifs d’un artiste et de son état d’esprit.
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Dans une exposition présentée à l’origine à York, en novembre 1979, le britannique Peter Mitchell imagine qu’en répercussion aux missions terriennes Viking sur Mars, des martiens font un reportage photographique sur terre, dont quelques cichés nous parviennent. Des photos de la planète rouge alternent avec des vues de quartiers pauvres de Leeds.
« Curieusement, dit-il, les photographies ne révèlent pas de grandes merveilles de la civilisation. Une esthétique monotone, bas de gamme, imprègne avec une certaine continuité les images et suggère que ces choses sont ordinaires. En langage terrestre courant, ces photographies montrent un trou perdu au milieu de nulle part. »
Ces maisons des banlieues de Leeds, avec leur propriétaire ou leurs habitants fièrement campés devant disent beaucoup de choses d’une époque. Les martiens ont bien choisi, non ?

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Peter Mitchell est un photographe britannique né en 1943 à Manchester. Fonctionnaire au ministère des Collectivités locales et du logement, Peter Mitchell quitte ce poste pour des études d’art puis ouvre son atelier de sérigraphie à Leeds. Sa première exposition, European Architectural Heritage Year 1975, a lieu en 1975. Il est l’auteur de trois livres et travaille actuellement sur une trilogie qui s’intéresse à la relation entre son appartement, qu’il occupe depuis 34 ans, le temps, et la ville. Ses travaux parlent essentiellement de Leeds où il vit toujours et de lui-même. Il a inspiré de nombreux photographes comme Martin Parr.
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Son exposition « Nouveau démenti de la mission spatiale Viking 4 » est présentée à Arles jusqu’à la fin du mois de septembre, à la grande Halle des Ateliers.

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Photographe du samedi (39) Jonas Bendiksen

Dans le dossier photo de mon ordinateur, je viens de retrouver ce magnifique travail de photographie que je ne vous ai jamais montré. Cet album ne correspond donc pas à une actualité culturelle du moment, mais c’est tout ce que j’aime, des reportages sur le monde tel qu’il est, qui en montrent la beauté sans rien occulter des problèmes climatiques ou humains qui le guettent.

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Reporter photographe pour l’agence Magnum, Jonas Bendiksen, contrairement à nombre de ses collègues, ne parcourt pas les zones de guerre. Pas par choix, mais parce que ça s’est trouve comme ça, explique-t-il en interview. Ses sujets de prédilection sont, du coup, outre sa Norvège natale, des pays peu connus, qui, bien que ne faisant pas parler d’eux, n’en sont pas moins intéressants, ainsi les ex-républiques soviétiques comme l’Abkhasie ou la Transnistrie. Mais aussi le Bangladesh ou la Moldavie. Après le livre appelé Satellites, il a fait paraître Places we live, photos des villes où il est passé, partant du constat que dorénavant, plus d’êtres humains vivent en ville que dans les zones rurales.

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VENEZUELA. Caracas. 2005. Man sitting on the stoop in Barrio 23 de Enero.
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Jonas Bendiksen est né en Norvège en 1977. Il a commencé chez Magnum à Londres à 19 ans comme garçon de courses. A la suite de ce stage, il a commencé à photographier lui-même, notamment dans l’ex-URSS. Depuis 2004, il travaille pour National Geographic et a rejoint l’équipe de l’agence Magnum.

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Photographe du samedi (38) Inge Morath


Je ne sais plus comment j’ai découvert cette photographe, ce n’est pas, me semble-t-il, lors de l’exposition parisienne dont je vous ai déjà parlé, mais c’est bien dans la continuité, aussi voilà !

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Venise, 1955

Inge Morath a, au fil des années, réalisé beaucoup de portraits, mais c’est plutôt à ses reportages dans divers pays du monde, notamment pour l’Agence Magnum, que je me suis intéressée, en deux périodes : noir et blanc, puis couleurs. J’ai trouvé qu’elle avait particulièrement l’œil pour la couleur, et ses photos en Roumanie, en Tunisie, et même à Londres ou aux États-Unis, en témoignent.

Inge Morath est née en 1923 à Graz en Autriche. En 1951, elle épouse le journaliste anglais Lionel Birch et sa carrière de photographe commence lors d’un voyage qu’elle fait à Venise après son mariage. Elle pratique la photographie en amateur, mais elle fréquente de jeunes photographes de l’agence Magnum, tels Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, et rejoint l’agence en 1953, c’est la première femme à le faire.
Ses travaux photographiques donnent lieu à une douzaine de livres dont Fiesta in Pamplona (1954), Tunisia (1961), In Russia (1969), et Chinese Encounters (1979). Les portraits qu’elle réalise sont publiés dans Life, Paris-Match, Saturday Evening Post, and Holiday. Après la seconde Guerre Mondiale, ce sont plutôt des photos en couleurs qui sont demandées par les magazines féminins, et elle s’adapte à cette nouveauté. Inge Morath a épousé Arthur Miller en 1962. Elle est morte en 2002.

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Photographe du samedi (37) Ilse Bing

Suite de quelques portraits de femmes photographes, idée qui m’est venue bien sûr après avoir visité « Qui a peur des femmes photographes » au Musée de l’Orangerie et au musée d’Orsay. Si cette exposition vous tente, soyez rapides, elle fermera ses portes le 24 janvier.

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J’ai aimé les clichés d’Ilse Bing,
dont on peut voir tout d’abord des autoportraits. J’ai admiré son sens du cadrage et de la construction. Beaucoup de ses photos sont très graphiques, son utilisation du noir et du blanc pour des photos très contrastées me plaît beaucoup.
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Ilse Bing naît à Francfort en 1899 et reçoit une éducation générale et artistique solide. Elle étudie l’histoire de l’art et achète un appareil photo pour illustrer sa thèse. En parallèle de son travail avec un architecte, elle fait des reportages pour un magazine. Elle utilise le Leica dès 1929.
Elle s’installe à Paris en 1930 et continue la photographie de reportage. Elle commence également à exposer dans les années 30, et se rend à New York en 1936 pour montrer ses travaux. Elle se marie avec le pianiste Konrad Wolff en 1937, et tous deux émigrent aux Etats-Unis en 1941, où elle travaille là encore pour divers magazines.
Elle meurt en 1998.

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Photographe du samedi (36) Germaine Krull

Une autre femme qui a marqué l’histoire de la photographie est Germaine Krull, dont plusieurs clichés sont exposés actuellement au musée de l’Orangerie, dans l’exposition Qui a peur des femmes photographes ? Son histoire pourrait être celle racontée par William Boyd dans Les vies multiples d’Amory Clay que je suis en train de lire en ce moment, avec un sens du timing qui ne me caractérise pas du tout ! L’auteur s’est inspiré avec intelligence de nombreuses femmes reporters-photographes de la première moitié du vingtième siècle, et si Germaine Krull ne fait pas partie de celles qu’il cite à la fin du roman, elle pourrait !
Voici tout d’abord des auto-portraits :

germaine_krull_autoportrait3Germaine Krull est une photographe allemande née en 1897, elle a fait partie de l’avant-garde dès les années 20 et 30, mais sa carrière a été courte et chaotique, et beaucoup de clichés ont disparu. Elle s’est installée à Paris en tant que photographe en 1925 ou 26. C’était une femme énergique, fonceuse, grande voyageuse, qui ne voyait d’intérêt que dans la photographie de reportage, les sujets engagés : la condition féminine, les clochards, la « zone ». Elle a publié de nombreuses photos pour des reportages, notamment pour le magazine VU. Ce qui ne l’a pas empêché de travailler sur des sujets plus artistiques : de nombreux portraits, des nus, le thème de la route, les paysages urbains, l’architecture métallique.
Des portraits : (successivement Cocteau, Malraux, S.M. Eisenstein, Sonia Delaunay, Walter Benjamin)

Germaine Krull a travaillé en 1930 avec Georges Simenon sur un photo-roman, intitulé La folle d’Itteville, dont on peut voir des clichés de travail dans l’exposition.

Elle a publié de nombreux livres et port-folios de ses travaux. Après Paris et Monaco, elle a voyagé à travers le monde, vécu de longues années en Asie et a disparu à un âge avancé en 1985.

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Qui a peur des femmes photographes ? (1919 à 1945), c’est au Musée d’Orsay jusqu’au 24 janvier 2016, ainsi qu’au Musée de l’Orangerie où se trouve la première partie (1839 à 1919).

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Photographe du samedi (35) Julia Margaret Cameron

Il y a en ce moment deux superbes expositions à voir à Paris sur les femmes photographes du milieu du XIXème siècle à 1945.
A cause des procédés chimiques et du poids du matériel, la photographie était d’abord considérée comme une affaire d’hommes, à son apparition. De plus, les prises de vues nécessitaient une bonne lumière, et de ce fait se passaient en extérieur. Or, à l’époque, il était jugé plus convenable pour les femmes d’avoir des activités artistiques domestiques, à l’intérieur de la maison. Pourtant, bon nombre de femmes s’enthousiasment rapidement pour la photographie, que ce soit en France ou en Angleterre. L’une d’entre elles m’a intriguée et intéressée.

Julia Margaret Cameron est passée du statut de photographe amateur à artiste reconnue. Née en 1815, elle se voit offrir par sa fille aînée, pour son anniversaire, en 1863, un appareil photo. Elle transforme sa cave en chambre noire et une serre en atelier, et se passionne surtout pour l’art du portrait, tout d’abord auprès des membres de sa famille. Sur l’île de Wight, elle est voisine de l’écrivain Alfred Tennyson, qu’elle photographie ainsi que sa famille, et qui lui demande en 1874 d’illustrer de photographies un de ses recueils de poèmes. Elle s’y consacre pendant plus de trois mois. Il faut dire que les prises de vues duraient alors entre trois et sept minutes, ce qui obligeait souvent à recommencer plusieurs fois.

 Julia Margaret Cameron fréquente le mouvement des préraphaélites, et comme eux, s’intéresse à la mythologie, au portrait, à la littérature. Elle cherche en particulier à dégager une véritable émotion de chacun de ses portraits photographiques. Les portraits de sa nièce Julia Jackson devraient vous évoquer une anglaise encore très connue de nos jours, n’est-ce pas ?

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Julia Jackson

Julia Margaret Cameron meurt en 1879. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que ses travaux sont redécouverts, notamment par Alfred Sieglitz, et leur valeur artistique reconnue.

Qui a peur des femmes photographes ? (1839 à 1919), c’est au Musée de l’Orangerie jusqu’au 24 janvier 2016. D’autres femmes photographes y sont bien sûr exposées, ainsi qu’au Musée d’Orsay où se trouve la suite (1919 à 1945). Je vous présenterai une autre photographe la semaine prochaine.

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Photographe du samedi (34) Shadi Ghadirian

Pour ce samedi, je vous propose de faire connaissance avec une photographe iranienne. Je l’ai découverte à la bibliothèque de la Part-Dieu qui propose très souvent des expositions intéressantes.
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Shadi Ghadirian est iranienne et féministe, ce qui l’oblige à contourner toutes les contraintes pour traiter le sujet qui l’intéresse, sans se voir carrément interdire. Et ces conditions difficiles ont plutôt stimulé son imagination. La première série, intitulée Qajar (du nom de l’époque), présente des portraits photographiques à la manière du XIXème siècle, assortis d’objets contemporains, et qui montrent une société que les lois islamiques obligent à rester figée… quoique…
Les autres séries sont aussi très parlantes, je vous laisse apprécier.
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Shadi Ghadirian est née à Téhéran en 1974. Elle enseigne la photographie et travaille pour le musée de la photographie de sa ville natale. Elle commence son travail à partir de 1998. Elle a déjà exposé à Londres, Paris, Damas, Los Angeles, Bruxelles, Rome, Téhéran… entre autres.
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L’exposition dure jusqu’au 9 janvier 2016, à la Bibliothèque de la Part-Dieu, Lyon 3ème. Elle est gratuite, ne la manquez pas ! Et sinon, vous pouvez voir l’exposition en ligne sur le site de la bibliothèque. Les photographes du samedi sont parmi ces pages et également chez Choco qui en est l’initiatrice.

 

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Photographe du samedi (33) Daesung Lee

Je n’ai encore jamais vu la manifestation parisienne Photoquai, mais j’aime parcourir leur site et découvrir des photographes inconnus de mes services. Et c’est peu dire qu’ils sont très nombreux !

Cette année, j’ai repéré le coréen Daesung Lee et ses mises en scènes originales destinées à mettre en évidence le changement climatique et ses conséquences sur les peuples. Vaste sujet… et très belle recherche du photographe documentaire.
Plusieurs séries de ses photos m’ont intéressée : « Archéologie du futur », où le photographe a mis en scènes des nomades en Mongolie, région très touchée par la désertification.

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Très touchante aussi la série « On the shore of a vanishing island » sur la petite île de Ghoramara, dans le delta du Gange, menacée par la montée des eaux. Le photographe a partagé la vie des habitants pendant deux mois : « « Un jour, cette île où ils sont nés ne sera plus qu’un souvenir. Le processus a démarré dans les années 1960. Depuis plus de trente ans, c’est plus de la moitié du territoire qui a disparu, et les deux tiers de la population… »
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Né en 1975 à Busan (Corée du Sud), Daesung Lee est diplômé en photographie de l’université Chung-Ang de Séoul. Il a voyagé à travers le monde et s’est consacré, depuis 2007, à la photographie documentaire et socialement engagée. Daesung Lee vit actuellement à Paris. Ses travaux sont repris entre autres par The Guardian, La Repubblica ou M Le Magazine du Monde.
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Le site du photographe.

Je participe au challenge coréen, organisé par Pativore.

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