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Photographe du samedi (52) Philippe Chancel

C’est chaque année une exposition emblématique des Rencontres d’Arles que celle qui se trouve dans l’église des Frères Prêcheurs. J’aime beaucoup ce lieu, qui met en valeur les photographies autant que celles-ci mettent à son avantage le lieu. Cette année, les grandes photographies de Philippe Chancel font voyager les spectateurs d’un bout à l’autre du monde, et chaque image pose question, embarque dans un des problèmes les plus cruciaux de la planète, crée une émotion…
J’ai aimé comme l’aspect du mur de l’église répond aux photos !
Arles 2019

Cette année, Philippe Chancel montre à Arles son nouveau projet appelé Datazone, qui l’a conduit de Port-au-Prince à Kaboul en passant par l’Afrique du Sud, la Cisjordanie, l’Antarctique, Fukushima ou le delta du Niger (remarquez les couleurs étranges à la surface de l’eau…). Datazone explore les paysages où les problèmes humains, économiques, écologiques se superposent de manière plus criante encore qu’en d’autres lieux de la planète.
Il compte poursuivre ce projet dans les prochaines années dans les quartiers Nord de Marseille, au Groenland, à Flint aux États-Unis, ainsi que dans l’enclave espagnole de Mellila au Maroc.
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Né en 1959 à Issy les Moulineaux, Philippe Chancel a débuté, après des études de sciences économiques et de journalisme, par des reportages dans les pays de l’Est. Son travail, publié dans des magazines du monde entier, l’a fait connaître. Il a poursuivi en travaillant toujours à la fois dans les domaines de l’art, du documentaire et du journalisme.
« DPRK », son exposition sur la Corée du Nord, a été montrée aux Rencontres d’Arles en 2006. D’autres expositions ont suivi à Berlin, Londres ou New York. L’exposition « Emirates project » a été présentée à la Biennale de Venise.
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A voir jusqu’au 25 août (vite, vite !) aux Rencontres d’Arles.

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Photographe du samedi (51) Ouka Leele

Comme bien souvent au retour des Rencontres de la Photographie d’Arles, mille images se bousculent dans ma tête pour prendre la première place et donner lieu à un petit billet de photographe. Mais quels sujets ou photographes choisir pour commencer ?
Aujourd’hui, ce sera une femme, elles sont bien représentées dans ces Rencontres qui fêtent leurs cinquantième anniversaire, et ce sera une photographe espagnole vue dans l’exposition sur la Movida. Impossible de ne pas remarquer les couleurs éclatantes de ses photos et son goût pour la provocation, sans rien d’excessif toutefois.

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Bárbara Allende Gil de Biedma est née à Madrid en 1957. Intéressée par tous les arts, la peinture, la poésie, elle suit une formation en technique photographique et certains de ses clichés sont publiés dans des magazines dès ses dix-huit ans. Elle prend le pseudonyme de Ouka Leele et travaille d’abord le noir et blanc, mais très vite elle imagine de peindre ses photos avec des aquarelles de couleurs vives, puis de les photographier de nouveau.
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J’ai aimé le travail de cette photographe représentative de la Movida madrilène, et ses thèmes féministes, ou sur l’identité, le genre. Sa série « salon de coiffure » est aussi amusante que remarquable, et l’une des photos constitue l’affiche des Rencontres 2019. J’ai aussi trouvé des paysages, de Madrid ou des Asturies, qui s’éloignent du classique, et restent bien caractéristiques de son style.
L’un de ses travaux (Le baiser, ci-dessus) était en couverture d’un livre paru en 2018 ou 2019, mais je n’ai pas réussi à retrouver lequel. Qui pourra me le dire ?

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A voir aux Rencontres photographiques d’Arles jusqu’au 22 septembre 2019 (Palais de l’Archevêché pour cette exposition)

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Photographe du samedi (50) Steve McCurry

Pour le cinquantième photographe que je présente ici, il s’agit d’un retour puisqu’un autre billet montre déjà son travail.
Mais une exposition débute à Lyon en ce moment, avec plus de deux cents photos, et elle est tellement formidable que je ne pouvais pas la passer sous silence !

Steve McCurry est né en 1950 à Philadelphie. Diplômé en cinéma du College of Arts and Architecture, il part voyager en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique… Travaillant cette fois pour un journal, il repart comme pigiste en Inde en 1978. Les clichés qui le feront connaître sont ceux pris alors qu’il est entré clandestinement en Afghanistan, région où il est revenu à maintes reprises et où il a fait la photo, stevemccurry.sharbatemblématique, de Sharbat Gula, une jeune afghane de 13 ans qui était alors réfugiée, dans un camp. Depuis il a parcouru le monde pour l’Agence Magnum, couvrant de nombreux conflits, a publié plusieurs livres et obtenu des prix prestigieux.


Le but affiché de Steve McCurry est de capturer des clichés poétiques dans les endroits les plus difficiles du monde, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y parvient à merveille.
J’ai particulièrement admiré son coup d’œil pour saisir les couleurs fortes, pour capturer les regards et les corps, particulièrement ceux des jeunes enfants et des personnes âgées. J’adore aussi son art de ne jamais mettre trop de détails dans le cadre, de sorte que l’image soit la plus parlante possible.
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« Une des meilleures manières de travailler, consiste, selon moi, à sortir de votre hôtel et à explorer, traîner, en essayant de percevoir l’humeur de la rue, d’y pénétrer et de s’y perdre. C’est alors que quelque chose de magique se passe, vous commencez à voir des images, vous vous détendez, vous observez quasiment en état de contemplation. C’est précisément à ce moment-là qu’arrivent les meilleures photos, des coïncidences et des rencontres heureuses, rien n’est planifié. »
(Steve McCurry)
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Voici une exposition que je recommande sans modération, un parcours de rêve avec une très belle mise en espace sur des tissus d’un noir profond. Un audioguide peut permettre aux adultes d’entendre le photographe parler de ses clichés. Des livrets sont à la disposition des enfants, selon leur âge, et me semblent tout à fait adaptés.
J’ai vu aussi à la fin de l’exposition un film d’environ 45 minutes qui montre le retour de Steve McCurry en Afghanistan, et la recherche, dix-sept ans après, de la jeune afghane aux yeux verts. C’est tout à fait passionnant, et à voir !

 

Lyon, La Sucrière, jusqu’au 26 mai 2019.

Le site du photographe.

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Photographe du samedi (49) Nadav Kander


Pour changer des photos mises en scène de la semaine dernière, je vous propose un thème qui me passionne, et sur lequel de nombreux photographes travaillent avec passion également : la nature et l’homme.
L’empreinte de l’être humain sur le paysage qui l’entoure, la force de la nature à passer outre les constructions humaines ou au contraire la disparition de toute trace naturelle du paysage, voici des sujets qui ne manquent pas d’interroger, du climat à la déforestation, en passant par l’architecture… Chaque photographe apporte sa vision sur ce vaste sujet. Nadav Kander a ainsi suivi le cours du Yangtse Kiang, où les brumes le disputent à la pollution, créant une atmosphère blafarde et pourtant photogénique. Traditions et modernité s’y côtoient, et c’est surprenant.
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nadav_kander13.jpgNadav Kander est un photographe israélien né en 1961. Il grandit en Afrique du Sud et s’installe à Londres où il travaille. Il expose au Victoria and Albert Museum, à la Tate Gallery, à la Royal Photographic Society… Son travail paraît également dans des magazines comme le Time ou le New York Times Magazine. Il réalise de nombreux portraits, et c’est sans doute ce qui est le plus connu parmi son œuvre. La série intitulée « Yangtze, the long River », qui m’a attrapée au détour d’une visite, est visible, en partie, dans la rétrospective pour le prix Pictet, aux Rencontres photographiques d’Arles jusqu’au 23 septembre.

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Sur le même thème, les photographies de Solmaz Daryani, de Jonas Bendiksen, de Daesung Lee et de Ciril Jazbek

 

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Photographe du samedi (48) William Wegman

Deuxième exposition phare des Rencontres d’Arles cette année, celle de William Wegman, exemples typiques de photographies mises en scène, comme vous pouvez le constater. Mise en scène ne veut pas dire travail avec des logiciels pour recomposer l’image, pas du tout, mais une longue préparation en amont, avant le cliché.
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L’idée en est venue au photographe lorsqu’il a eu un premier chien, qu’il a nommé Man Ray, et qui semblait beaucoup aimer prendre la pose devant son objectif. Les braques de Weimar sont des chiens d’arrêt, ce qui explique cette faculté à se tenir tranquille, même lorsqu’on arrange des vêtements autour de vous ou lorsqu’on vous propose des équilibres précaires… Man Ray a été suivi par d’autres chiens de même race, notamment Fay Ray, et ses descendants… qui ont toujours ce même regard, qu’il faut saisir.

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William Wegman est né en 1943 dans le Massachusetts, où il a étudié la peinture. Son travail de photographe est très varié, même s’il est plus connu pour ces séries de portraits canins !
La plupart de ses photos sont des polaroids de grand format. Les chiens ne sont pas réellement habillés, les vêtements sont suspendus devant eux grâce à un collier, qui sert de cintre. Des mains parfois apparaissent, rendant l’identification chien/humain encore plus forte, parfois au contraire on aperçoit les pattes sagement posées entre les plis du vêtement, en clin d’œil au processus de fabrication de l’image.

Rencontres photographiques d’Arles Palais de l’Archevêché jusqu’au 23 septembre 2018.

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Photographe du samedi (47) Paul Fusco

Cette année pour les Rencontres Photographiques d’Arles, l’un des axes choisis est l’année 1968, et un autre les États-Unis. L’exposition « The train, le dernier voyage de Robert F. Kennedy » se situe au croisement des deux puisqu’il s’agit, en juin 1968, du train qui transporta la dépouille du sénateur, de New York à Washington, en direction du cimetière d’Arlington.
Paul Fusco avait pris place avec son appareil photo à bord du train et montre ainsi les Américains endeuillés qui voulaient adresser un dernier signe au frère du président assassiné cinq ans avant.

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Cette exposition est très complète puisque s’y ajoutent tout d’abord des photos amateurs recueillies par Rein Jelle Terpstra, très émouvants clichés, pages d’albums jaunies ou diapositives annotées.
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Ensuite, un autre photographe et vidéaste français, Philippe Parreno, a tourné en 70 mm un film, cinquante ans après, avec une belle reconstitution du voyage vu du train, et des figurants représentant les spectateurs de 1968.
L’ensemble des trois points de vue est très émouvant et cette exposition nous a beaucoup plu.
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Paul Fusco est un photographe américain né en 1930. Il a effectué pour
l’Agence Magnum de nombreux reportages en Palestine, aux États-Unis, au Mexique, à Tchernobyl, pour traiter de différents faits de société…

Rencontres Photographiques d’Arles, ateliers des Forges, jusqu’au 23 septembre 2018.

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Photographe du samedi (46) Graciela Iturbide

Nous avons la chance d’avoir en ce moment aux Musée des Beaux-Arts de Lyon une très belle exposition intitulée Los Modernos, et qui présente côte à côte des œuvres d’artistes mexicains et français. Des peintres tout d’abord, mais aussi de l’art populaire, des marionnettes, et beaucoup de photographies, parmi lesquelles celles de Graciela Iturbide dont j’avais déjà vu des travaux à Arles en 2011.
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Cette photographe mexicaine travaille presque uniquement en noir et blanc, et ses photos évoquent les légendes mexicaines, une sorte de « réalisme magique » comme on peut en trouver dans les romans sud-américains. Elle est aussi fascinée par les oiseaux et a réalisé toute une série de photos à ce sujet.

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Née en 1942, elle est connue pour ses clichés des indiens Seri qui vivent dans le désert de Sonora, et aussi pour ses portraits de femmes pris dans la région de Oaxaca.
L’exposition Los Modernos se tient jusqu’au 5 mars 2018 au musée des Beaux-Arts de Lyon. Renseignements ici

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Photographe du samedi (45) Solmaz Daryani

Après Shadi Ghadirian et Newsha Tavakolian, je tenais à vous montrer le travail d’une autre photographe iranienne, Solmaz Daryani. Cette jeune photographe autodidacte de trente ans explore les modes de vie de son pays et la relation des hommes à leur environnement.
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Solmaz Daryani a choisi, entre autres, de photographier la communauté azérie dont elle est originaire et qui vit près du lac d’Ourmia. Ce lac, à cause du réchauffement climatique et de l’irrigation, se retire et diminue à tel point qu’il faut maintenant marcher trois kilomètres depuis l’ancien rivage jusqu’à un endroit où il est possible de se baigner, dans une eau très salée. Quant à la population, elle a perdu ses moyens de subsistances qu’étaient l’agriculture et le tourisme.
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Le film d’Arte sur les photographes iraniens ne doit plus être visible à la demande, mais il existe un extrait ici et un dvd.

Quant à l’exposition « Iran, année 38 », elle est visible aux Rencontres d’Arles jusqu’au 27 août. 

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Photographe du samedi (44) Newsha Tavakolian

J’ai réussi à voir en replay un reportage repéré sur Arte sur la photographie en Iran, notamment les femmes photographes, reportage passionnant, et qui m’a permis de retrouver les photographies de Shadi Ghadirian, qui m’avait fait forte impression, et de découvrir de nouvelles photographes. Voici tout d’abord Newsha Tavakolian, 36 ans, photographe autodidacte, qui a commencé à faire des photos à l’âge de 16 ans pour un quotidien féminin iranien.
 

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Photo-reporter pour la presse internationale (Newsweek, Le New York times, Stern,…) depuis de longues années, elle a couvert le soulèvement étudiant en Iran, le conflit avec l’Irak et réalisé de nombreux documentaires sur la société iranienne. Cette carrière ne s’est pas déroulée sans heurts, sa carte de presse lui a été retirée, elle a eut des périodes où elle ne travaillait plus, mais c’est une jeune femme forte et qui n’arrêtera jamais d’avoir quelque chose à dire sur la société iranienne, et notamment sur la vie des femmes. En témoignent des séries qui ne sont pas des reportages.

Dans la première série de photos, c’est la sœur de Newsha qui est mise en scène, dans les vêtements de tous les jours des femmes actives iraniennes. Dans la seconde série, la photographe a fait poser des amis, connaissances, sur son propre balcon, avec un arrière-plan identique, qui pour elle représente Téhéran. Visiblement, elle leur a demandé de penser à des choses pas très gaies… Malgré ou grâce à la mise en scène, quelque chose de très fort émerge de ces photos
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On peut voir ses photographies tout l’été aux Rencontres photographiques d’Arles, dans une exposition où plus de soixante artistes iraniens sont représentés.

Pour lire tous les billets sur les photographes, c’est sur le blog de Choco qui en a eu l’idée ou alors c’est ici.

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Photographe du samedi (43) Enzo Sellerio

Pour entrer comme il se doit dans le mois italien, et parce que je ne suis pas du tout sûre d’assurer côté lecture, voici un billet de photographe, qui laisse la place tout d’abord aux images…

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Ce qui me touche dans ces photos est bien sûr l’œil grand ouvert sur la vie des petites gens, sur les scènes de rue qui sortent de l’ordinaire, mais aussi la maîtrise du contraste, entre ombre et lumière, entre espace privé et espace public, entre tradition et modernité, entre sourire et nostalgie…
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Enzo Sellerio est né à Palerme en 1924. Il a étudié le droit, l’a enseigné à l’université de Palerme, en même temps qu’il découvrait la photographie. Il a remporté un premier prix en 1952. Il fait partie du mouvement néo-réaliste italien d’après-guerre, au même titre que des cinéastes comme Roberto Rossellini ou Vittorio de Sica ou des écrivains comme Cesare Pavese ou Alberto Moravia. Il a travaillé pour des magazines, Vogue et Fortune, puis s’est reconverti dans l’édition en 1969, en abandonnant la photographie. Il est mort dans sa ville natale en 2012.

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D’autres photographes italiens sur ce blog : Gabriele Basilico et Luigi Ghirri.
Le mois italien, c’est chez Martine

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