littérature France·rentrée automne 2015

Pierre Raufast, La variante chilienne

variantechilienneRentrée littéraire 2015
L’auteur :
Ingénieur et informaticien, Pierre Raufast, 42 ans, vit et travaille à Clermont-Ferrand. Son premier roman, La fractale des raviolis a remporté un vif succès public, et des prix : le prix du premier roman au salon du livre de Villeneuve-sur-Lot, et le prix Jeune Mousquetaire du premier roman.
264 pages
Éditeur : Alma (août 2015)

J’ai enfin découvert cet auteur dont je lisais le plus grand bien sur les blogs depuis la sortie de La fractale des raviolis. Ce premier titre ne m’ayant pas d’emblée attirée, c’est avec le deuxième que je fais connaissance.
Réunis par les circonstances dans un hameau isolé quelque part en France, les trois personnages principaux vont passer deux mois d’été à lier connaissance, et surtout à écouter les histoires peu ordinaires de Florin, le seul à habiter à l’année sur les lieux.
Depuis sa jeunesse, Florin, comme cela sera expliqué au cours du livre, a perdu toute propension à ressentir des sentiments, et doit conserver ses souvenirs d’une bien étrange manière. Florin se révèle alors un grand raconteur d’histoires, il en fait tout d’abord profiter Pascal, le prof quinquagénaire un peu désabusé, puis la jeune Margaux, qui semble être venue dans le hameau pour se cacher. De l’archéo-acoustique à la piscine pleine de légumes, du village où la pluie ne s’arrête jamais à la partie de cartes interminable, il y a entre eux des histoires, oui, mais aussi le début d’une belle amitié.
Au premier chapitre, j’ai froncé les sourcils, une histoire de Lolita du XXIème siècle, ça ne me tentait pas des masses ! J’ai été rapidement rassurée, et ai pris plaisir à la lecture, et même à la faire durer. Quatre jours pour un livre de deux cent cinquante pages, ce n’est pas très rapide, la raison en est que j’ai eu un moment l’impression de lire une suite de nouvelles, plutôt qu’un roman… mais cependant, cette impression n’a pas duré jusqu’au bout.
Est-il bon de conserver en soi ou pour soi ses souvenirs, que peut-on et doit-on en faire ? Voici le sujet de ce roman où chaque bocal qui s’ouvre dévoile un ou plusieurs souvenirs curieux, dérangeants, émouvants ou plus cocasses. J’ai beaucoup aimé la fin qui clôt fort bien cette suite de petits cailloux semés au fil des pages.

Extrait : Sa vie d’homme pouvait démarrer. Dans une revue, il avait lu que l’étirement d’un muscle devait durer dix-huit secondes pour être efficace. Sa propre expérience lui enseigna qu’il fallait serrer une fille dans ses bras pendant au moins vingt-sept secondes pour qu’un câlin soit recevable. Deux secondes de moins, et la fille se plaignait du manque de tendresse. Aussi, les yeux fermés et le visage dans les cheveux de l’autre, il comptait dans sa tête patiemment. À la vingt-septième seconde, il pouvait s’écarter et lui sourire. Elle souriait. Recette magique.

Les avis de Jérôme (merci !), Jostein, Keisha, Leiloona, Noukette et Philisine.Ce livre peut continuer son chemin, si vous êtes intéressés.

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37 réflexions au sujet de « Pierre Raufast, La variante chilienne »

  1. Une de mes libraires à Lille adore les oeuvres de Pierre Raufast (il va d’ailleurs venir présenter son livre) mais je reste un peu sceptique… il faudrait que je teste en bibliothèque.

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  2. A mon avis, son premier risque de davantage me convenir, celui-là a un je ne sais quoi qui me bloque (sans doute le fait qu’on peine à voir le fil rouge du roman visiblement).

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