littérature France·rentrée automne 2015

Philippe Jaenada, La petite femelle

petitefemelle« De la rue (la vraie vie, les témoins) à la rue (l’opinion publique façonnée par la presse) en passant par le filtre de l’enquête de de la procédure, une fille comme une autre se transforme en créature de l’Enfer. »
Je n’ai pas écrit de billet de lecture depuis le 20 juillet, mais ce n’est pas pour autant que j’ai arrêté de lire, bien au contraire. Si je ne parlerai pas forcément de toutes ces lectures, il en est une que je ne veux pas rater, pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’on va bientôt parler de La serpe, le prochain roman de Philippe Jaenada, qui contient un personnage commun avec La petite femelle, à savoir Georges Arnaud, l’auteur du salaire de la peur, et qui lui aussi part d’un fait-divers ignoble.
Mais évoquons d’abord Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué son amant, lors de l’un des plus retentissants procès d’après-guerre. Le roman retrace avec la plus grande rigueur, qui contraste souvent avec des remarques plus plaisantes, l’enfance et la jeunesse mouvementée de la jeune femme née dans la région de Dunkerque. D’une famille aisée, Pauline est la benjamine après trois frères, et pourtant c’est d’elle dont son père se sent le plus proche, tentant de lui inculquer sa philosophie (nietzschéenne) de la vie. Elle est à peine adolescente lorsque les Allemands occupent sa ville natale, et commerce rapidement avec eux, ce qui lui vaudra l’opprobre par la suite. Très intelligente, elle entame des études de médecine, mais Pauline semble toujours en avance, par sa liberté, sur son époque, et souffre d’un caractère cyclothymique exacerbé, qui la fait passer de moments joyeux à des périodes des plus sombres.

« Je ne la regarde pas d’un œil grave, noir, comme tant d’autres, elle a eu sa dose ; mais légèrement, le plus légèrement possible. Avec un mélange de bienveillance et de détachement (ça devrait aller – il me semble que c’est ce qu’on doit s’efforcer de faire avec tout le monde, avec les vivants qu’on croise). »
Le livre cherche à la réhabiliter d’une certaine manière, non en la déchargeant de toute culpabilité, mais en constatant combien le procès, à la fois celui de la cour d’assises et celui mené en parallèle par les médias, a été dressé uniquement à charge, noircissant le portrait d’une jeune femme qui n’avait rien du monstre qu’ils présentaient. Très bien documenté, ce roman, pourtant long, est tout à fait passionnant, même et surtout quand on le débute en ne connaissant rien de l’affaire. Des portraits des différents membres de la famille Dubuisson, aux années de guerre, avec des passages particulièrement marquants sur la guerre à Dunkerque, des faits eux-mêmes qui lui valurent d’être condamnée, jusqu’à sa mort, tout est très précisément documenté, argumenté, solide…

« Le passé est comme un chat qui retrouve son maître à des centaines de kilomètre – en général, le maître en question est heureux de le découvrir un matin sur son paillasson, tout amaigri et pouilleux, mais dans le cas de Pauline, c’est plutôt sa hyène de compagnie qui revient gratter à sa porte. »
Et puis bien sûr, il y a le ton Jaenada, son humour, ses comparaisons inédites, et les fameuses digressions que l’auteur élève au rang de discipline artistique, pour le plus grand plaisir du lecteur, du moins celui que peut amuser une recherche sur l’histoire de la culotte Petit Bateau ou sur l’occurrence du mot « saucisse » dans ses précédents romans (d’ailleurs, Mr Jaenada, aucun article de mon blog ne contenant le mot saucisse, une recherche de ce mot permettra dorénavant de tomber directement sur le billet parlant de La petite femelle, contrairement aux recherches sur le mot « saucisson » qui donneront deux résultats supplémentaires).

 

La dernière raison n’est pas la moindre, puisqu’il s’agit de lire un des fameux pavés de l’été, pour le challenge organisé par Brize. Six cent douze pages en grand format, voilà qui remplit bien le contrat, et sans aucune impression de longueur ou de lourdeur ! 

La petite femelle, de Philippe Jaenada, éditions Juillard (2015), 612 pages, paru en poche en Points.

Lu aussi par Athalie, Brize, Caroline, Charlotte ou Sandrine.
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littérature France·non fiction·rentrée hiver 2016

Nicolas Delesalle, Le goût du large

goutdularge« Pendant neuf jours, j’allais devenir un milliardaire du temps, plonger les mains dans des coffres bourrés de secondes, me parer de bijoux ciselés dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. » Si vous avez envie de prendre la mer, de sentir les embruns sans forcément souffrir du mal de mer, de changer d’air sans quitter votre petit coin, ce livre est pour vous. Mais il emmène bien ailleurs que sur la mer. Ce sont des chroniques que l’auteur ouvre une à une comme il chercherait parmi le contenu des containers empilés sur le cargo qui le transporte des Flandres à Istanbul.

Au début du voyage, il se contente de regarder les docks, la côte, le vieil homme assis seul sur le rivage, mais très vite, plus de trace de terres nulle part, il peut laisser libre court à ses souvenirs de reportages, à Mourmansk, au cœur de l’Afghanistan, dans un petit village du Niger, dans une grotte du Causse noir, sur la place Tahrir du Caire… Et par la magie du conteur, on quitte un temps le navire sans s’en détacher vraiment, car lui seul peut faire affluer et mettre en mots, des mots qui coulent et bercent, des mots qui réveillent ou apaisent, les mots des histoires marquées du sceau de la sincérité, donnant à voir une image du monde pas dépourvue de tendresse, même dans les endroits les plus difficiles.
Je ne connaissais pas le premier livre de Nicolas Delesalle, Un parfum d’herbe coupé, j’ai découvert avec grand plaisir un ton, une voix, une écriture, et je le remercie pour ce voyage !

Citations : On ne devrait peut-être pas trop s’approcher des choses qu’on imagine. On devrait les laisser au loin, intactes.

Le courage, la lâcheté, la peur, l’insouciance ne sont peut-être que des états quantiques finalement, des images floues qui dépendent des circonstances, des interprétations, du statut de l’observateur et qui changent tout le temps, à toute vitesse.

Au cœur de l’Afghanistan subsiste une fragile zone de paix, la région de Bamiyan, un merveilleux pays peuplé par des gens aux yeux bridés et aux pommettes hautes. On les appelle les Hazaras.

L’auteur : Né en 1972, Nicolas Delesalle est journaliste à l’hebdomadaire Télérama, après des études à l’ESJ de Lille. Il a notamment couvert le printemps égyptien. Il a d’abord écrit des nouvelles, puis publié son premier roman, Un parfum d’herbe coupée, en 2015.
316 pages
Éditions Préludes (janvier 2016)

Lu aussi par A propos de livres.
Merci à NetGalley pour cette lecture.
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brèves littéraires·littérature France

Brèves littéraires (6)

Je reprends la série des brèves littéraires délaissée depuis trop longtemps avec quelques petites actualités ou articles de presse qui pourront vous faire dresser l’oreille !

Lanester-et-son-équipeTout d’abord, Françoise Guérin doit être contente, son Lanester, incarné par Richard Berry dans le téléfilm policier tiré de son premier roman, A la vue, à la mort, est programmé pour demain, mercredi 22 janvier à 20h45. Elle a participé à l’adaptation et à la réécriture de certains dialogues, puis à quelques jours de tournage. Le réalisateur en est Franck Mancuso, réalisateur de Contre-enquête, RIF et coscénariste de 36 Quai des Orfèvres. Et, côté casting, on verra Richard Berry dans le rôle titre, Emma de Caunes, Bruno Salomone, Isabelle Candelier, Hippolyte Girardot… La musique a été composée par Moby et Krishna Lévy. De quoi donner envie de regarder, non ?
Ce personnage sera récurrent, l’adaptation de
Jeunes filles à croquer est prévue ainsi que celle de son futur roman Les enfants de la dernière pluie qui paraîtra en avril !
Plus d’infos sur le site de Françoise Guérin.

mezz1_gdBibliothèques sans frontières milite pour l’ouverture des bibliothèques à des horaires plus compatibles avec ceux des usagers, et mettre fin à cette exception française. Je cite :

[…] « Ailleurs en Europe, nombre de bibliothèques ouvrent jusqu’à 22h et systématiquement le dimanche. A Copenhague, à Amsterdam, les bibliothèques publiques frôlent les 100 heures d’ouverture hebdomadaire contre 30 heures en moyenne en France, 40h dans les plus grandes villes. On n’apprend pas, on ne crée pas à horaire fixe, entre 9h30 et 18h, du lundi au samedi ! Les bibliothèques doivent être ouvertes aux moments de disponibilité individuelle ou familiale. Leurs horaires actuels, calqués sur ceux des bureaux, pénalisent injustement ceux qui devraient en être les premiers bénéficiaires : étudiants salariés qui travaillent pour payer leurs études, demandeurs d’emploi en formation, enseignants et tant d’autres. Rien ne justifie que le soir, le dimanche et pendant les vacances scolaires, l’offre culturelle se limite aux seuls cinémas et théâtres. » […]

Pour en savoir plus, ici ou … 

visuel-28-fete-du-livre-de-La Fête du Livre de Bron revient bientôt en banlieue lyonnaise, du 14 au 16 février 2014, avec pour thème « Plan B ». De nombreux auteurs sont invités à parler avec d’autres de leurs derniers romans sur des thèmes variés tels que « Après la guerre », « J’écris donc je vis » « Quand j’étais normal » « Des enfants imparfaits »…
J’ai repéré pour vous, pour moi, si vous êtes trop loin, des auteurs français : Tatiana Arfel, Maylis de Kerangal, Brigitte Giraud, Sébastien Berlendis, Paola Pigani, Hugo Boris, Sorj Chalandon, Thomas B. Reverdy, Julie Bonnie, Léonora Miano, Philippe Fusaro, Sylvie Germain… et quelques auteurs étrangers : l’égyptien Alaa El Aswani et l’italienne Mariapia Veladiano.
Quel auteur serait incontournable à votre avis ? (j’imagine déjà quelques réponses, et je ferai de toute façon comme je pourrai, mais je pose tout de même la question !)

brèves littéraires·rentrée automne 2013

Brèves : Rentrée littéraire 2013 (3)

Aujourd’hui, voici la présentation de mes tout derniers repérages dans un domaine qui me tient toujours particulièrement à coeur, les premiers romans. Qu’ils soient français ou étrangers, certains me semblent susciter plus d’attention : à tort ou à raison ? Et certains comme d’habitude, me parlent plus que d’autres… Surtout pas d’auto-fiction, des univers originaux… Pour vous donner une idée plus précise, j’ai recopié des fragments de quatrièmes de couverture… Juste assez pour créer quelques envies ?

bruitdetespasLe bruit de tes pas de Valentina d’Urbano, roman italien chez Philippe Rey, sortira le 5 septembre : « La Forteresse », 1974 : une banlieue faite de poussière et de béton, royaume de l’exclusion. C’est là que grandissent Beatrice et Alfredo : elle, issue d’une famille pauvre mais unie, qui tente de se construire une vie digne ; lui, élevé avec ses deux frères par un père alcoolique et brutal. […]

Mise en page 1Uniques de Dominique Paravel est édité par Serge Safran et sortira le 22 août Jour de l’Épiphanie, rue Pareille, à Lyon. La vieille Elisa, émigrée italienne, erre entre les rayons du supermarché, Élisée épie sa voisine depuis la fenêtre, Angèle cherche à vendre des forfaits téléphoniques, Violette souffre d’exclusion à l’école, tandis que Jean-Albert procède à des licenciements. Vies fragmentées, parallèles […]

Mise en page 1Les cent derniers jours de Patrick McGuiness, roman britannique le 4 septembre chez Grasset. Un jeune professeur est nommé en Roumanie en remplacement d’un confrère. Nous sommes trois mois avant la chute de Ceausecu, mais cela, il ne le sait pas. Guidé par Leo, un trafiquant au marché noir, il découvre un pays où tout est rare et rationné, de l’électricité à la liberté. Les seules choses qui prospèrent sont l’ennui et les petits arrangements. […]

evaporesLes évaporés de Thomas B. Reverdy, le 21 août chez Flammarion. Trois cartons et une valise, c’est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D’un disparu, on dit simplement qu’il s’est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer […]

lettreahelgaLa lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson, venu d’Islande, le 22 août chez Zulma. « Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible. […]

mondesansoiseauxMonde sans oiseaux de Karine Serres, le 21 août, chez Stock. « Petite boîte d’os » vit sur les bords d’un lac nordique avec un père pasteur, une mère fantasque et un frère sombre et violent. Rayonnante, « Petite boîte d’os » apprend beaucoup du vieux Joseph : faire du feu, cultiver son jardin ou plonger dans le lac sans déranger les morts. […]

courirsurlafailleCourir sur la faille de Naomi Benaron, chez 10/18 le 14 août. Depuis le jour ou il comprend que la course à pieds est sa passion, le jeune Tutsi Jean Patrick Nkuba n’a qu’un rêve : devenir le premier champion olympique du Rwanda. Mais les gens comme lui ne sont pas censés gagner… Avril 1994 : le pays s’embrase et Jean Patrick se trouve sans protection… Si ce n’est celle de son énigmatique coach, qui plus que quiconque croit en la réussite de ce jeune athlète. […]

tarteauxpommesEt un petit dernier en guise de dessert : Tarte aux pommes et fin du monde de Guillaume Siaudeau chez Alma éditeur le 14 août […] Guillaume Siaudeau nous raconte le sourire aux lèvres l’épopée ordinaire d’un doux rêveur qui se lance dans la plus belle des aventures, celle qu’il appelle « le monde et moi ».

Combien parviendront jusqu’à ma pile à lire ? Et vous, qu’en pensez-vous ? 

brèves littéraires·littérature France·rentrée automne 2013

Brèves : rentrée littéraire 2013 (2)

Je continue mon petit tour des romans de la rentrée littéraire qui me tentent le plus, avec le côté français de cette rentrée. Sachez que vous ne trouverez pas ici les livres qui feront parler d’eux, qui créeront la polémique ou qui concourront pour les prix littéraires, mais seulement ceux dont le thème, les premières lignes ou juste le nom de l’auteur ont attiré mon attention ! 

Je commence avec deux romans à rapprocher l’un de l’autre, car ils s’attachent à des musiciens et éclairent leur vie, ou un aspect de leur vie : Folles de Django d’Alexis Salatko qui sortira le 22 août chez Robert Laffont et Dans la gueule du loup d’Olivier Bellamy, premier roman sur Serge Prokofiev le 29 août chez Buchet-Chastel.

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J’ai repéré ensuite trois romans, bien que je n’aie pas d’actions, ni même de partenariat, avec Actes Sud, mais il se trouve que trois titres au moins me parlent, assortis de plus de jolies couvertures retrouvées après celles, tristounettes, de l’année dernière !

Kinderzimmer de Valentine Goby sort le 21 août, Lady Hunt d’Hélène Frappat et La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jérusalmy à la même date. C’est le deuxième roman de cet auteur, pour lequel je vous conseille de lire, en attendant, Sauver Mozart, superbe petit livre.

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Et vous, quels romans français avez-vous déjà repérés ?
A suivre, une petite liste de premiers romans et une autre de romans européens.

brèves littéraires·littérature Amérique du Nord·rentrée automne 2013

Brèves : rentrée littéraire 2013 (1)

Des listes fleurant bon les futures lectures ont déjà pointé leurs nez chez Antigone, Hérisson et Sandrine, et aussi chez Marilyne et Solenn

Je vous présente à mon tour mes envies et repérages les plus alléchants pour cette rentrée, dont les premiers coups seront frappés aux alentours du 21 août.

Je commence par les auteurs nord-américains qui m’inspirent le plus, dirait-on… mais je continuerai avec l’Europe et avec les premiers romans, autres domaines de prédilection devant lesquels je bave (oui, Marilyne, moi aussi !) déjà en rêvant de trouvailles exceptionnelles !

Alors voici d’abord des auteures lues et approuvées, le tout au féminin, j’ai nommé Dans le silence du vent de Louise Erdrich 22 août chez Albin Michel, Esprit d’hiver de Laura Kasischke à la même date chez Bourgois et Dans la lumière de Barbara Kingsolver le 21 août chez Rivages.

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Je n’ai lu qu’un roman de Colum McCann, le plus connu, Les saisons de la nuit, et je ne crois pas que ses romans suivants aient eu la même force, mais je tenterais bien Transatlantic de cet auteur, dont le thème est bien tentant, et qui sort le 22 août chez Belfond.

Du côté des écrivains moins connus, j’ai noté L’autre côté des docks d’Ivy Pochoda le 12 septembre chez Liana Levi, En même temps, toute la terre et tout le ciel de Ruth Ozeki le 22 août chez Belfond et Inside de la canadienne Alix Ohlin le 15 septembre chez Gallimard… Et, dernière petite précision, je ne vous recopie pas les quatrièmes de couvertures, car je n’aime pas en savoir trop, ni donc en dévoiler trop, sur les nouveautés : un titre, une image et quelques mots suffisent !

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brèves littéraires

Brèves littéraires (5)

C’est le retour des brèves littéraires avec quelques infos qui vous intéresseront ou vous réjouiront… (ou pas !)

Le magazine Culture box fait un petit clin d’oeil aux auteurs présents au Salon du Livre, avec un article illustré de nombreuses photos, L’angoisse de l’auteur au moment de la dédicace. Zen, dévoué, courageux, cool ou rock’n’roll, il y en a de tous les genres !

Le Monde lance son prix littéraire 2013... Il sera décerné en 2013 lors des Assises internationales du roman à la villa Gillet, à Lyon. Le Monde se dote d’un prix littéraire. Jean Birnbaum, responsable du Monde des Livres, Franck Nouchi, directeur du développement éditorial et Raphaëlle Rérolle, responsable des Assises internationales du roman pour le Monde, ont annoncé la création du premier prix littéraire du quotidien du soir. Info dénichée sur Livres Hebdo.

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Plus que deux jours avant les fameux, les incontournables Quais du Polar ! Les auteurs invités sont toujours aussi nombreux, et doivent être dans les starting-blocks, ainsi que les éditeurs, les libraires, les animateurs, et les lecteurs bien évidemment !

Parmi les auteurs, on verra Jeff Abbott, John Burdett, Michel Bussi, Fabrice Colin, Patricia Cornwell, Joël Dicker, Zoran Drvenkar, Percival Everett, Caryl Férey, Gillian Flynn, Carin Gerhardsen, Françoise Guérin, Jérémie Guez, Ira Ishida, David S. Khara, Marin Ledun, Marcus Malte, Henning Mankell, Elsa Marpeau, Peter May, Claude Mesplède, Sam Millar, Nadine Monfils, Rosa Montero, Daniel Picouly, Qiu Xiaolong, Dolores Redondo, F. R. Tallis, Franck Thilliez, Than-Van Tran-Nhut, Olivier Truc… et beaucoup d’autres encore !

Le salon s’ouvre à l’Asie cette année, en plus des scandinaves, des britanniques et des américains, et si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site des QDP !
Enquêtes dans la ville, tables rondes, rencontres et grande librairie, cette manifestation est gratuite. Vous pouvez d’ailleurs rejoindre le Gang qui lui permettra de le rester ! 

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Brèves littéraires (4)

Pour celles et ceux qui ont aimé Cherche jeunes filles à croquer, ou A la vue, à la mort de Françoise Guérin, vous irez sans doute lire ce qu’elle raconte du tournage pour la télévision du film A la vue, à la mort auquel elle a assisté. C’est Richard Berry qui incarnera Eric Lanester… avec à ses côtés Emma de Caunes, Bruno Salomone, Hippolyte Girardot.

A découvrir sur le site de Françoise Guérin !

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visuel-27-fete-du-livre-de-bronQuand ça bouge en Rhône-Alpes ! Le programme de la Fête du livre de Bron qui aura lieu du 15 au 17 février 2013 est en ligne, le thème annuel étant L’époque et moi. On pourra rencontrer lors de cette manifestation lyonnaise :

Thierry Beinstingel, Jeanne Benameur, Antoine Choplin, Julia Deck, Patrick Deville, Lionel Duroy, Jérôme Ferrari, Cécile Guilbert, Thierry Hesse, Fabrice Humbert, Sonia Kronlund, Emmanuelle Pireyre, Joy Sorman, parmi beaucoup d’autres.

Comme d’habitude, il y a peu d’auteurs étrangers, mais j’ai noté avec enthousiasme la venue de Iain Levison ! Une partie de la fête est réservée à la jeunesse, une autre à la BD. De nombreux entretiens et dialogues entre auteurs sont prévus.

Je ne connaissais pas le prix de la Closerie des Lilas qui dévoile une première sélection, tout à fait intéressante, parmi les sorties de janvier 2013. Voici la présentation faite sur leur siteLe prix de la Closerie des Lilas a pour originalité d’être un jury tournant et de couronner une romancière de langue française dont le livre paraît à la rentrée de janvier. Sa vocation : promouvoir la littérature féminine.

Sont sélectionnées :

Les Traversées, de Solange Delhomme (Denoël)
Heureux les heureux,
de Yasmina Reza (Flammarion)
Deux étrangers, d’Emilie Frêche (Actes Sud)
L’atelier des miracles, de Valérie Tong-Cuong (J.C. Lattès)
Sombre dimanche, d’Alice Zéniter (Albin Michel)
Une faiblesse de Carlotta Delmont, de Fanny Chiarello (l’Olivier)
Une saison, de Sylvie Bocqui (Arléa)
Mouche, de Marie Lebey (Léo Scheer)
L’Enfant de Calabre, de Catherine Locandro (Héloïse d’Ormesson)
Mourir est un art, comme tout le reste, d’Oriane Jeancourt Galignani (Albin Michel)
Ecoute la pluie, de Michèle Lesbre (Sabine Wespieser)
Tout s’est bien passé, d’Emmanuèle Bernheim (Gallimard) 

J’ai déjà entendu parler de quelques-uns de ces romans, plutôt en bien. J’ai pu aussi entendre Emmanuèle Bernheim et Valérie Tong-Cuong à la Grande Librairie… Et vous, que pensez-vous de cette liste ?

L’année dernière, ce prix avait été attribué à Nathalie Kuperman pour Les raisons de mon crime.

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Brèves littéraires (3)

Déjà une autre rentrée arrive, celle de janvier, qu’on nous promet plus littéraire que l’année dernière, car elle ne sera pas embarrassée de campagnes électorales ! J’ai remarqué que les auteurs étrangers étaient bien représentés, ce qui me fait toujours plaisir, et j’attends déjà impatiemment quelques avis sur les livres suivants, histoire de confirmer mes premières impressions favorables, qui ne le resteront peut-être pas… 

Une fille, qui danse de l’anglais Julian Barnes (Mercure de France)
Le roman du mariage de l’américain Jeffrey Eugenides (L’Olivier)
A la recherche de la reine blanche du danois Jonas Bengtsson (Denoël)
La plume de l’ours de l’auteur suisse Carole Allamand (Stock)
Autour du cou de la nigériane Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard)

Et c’est sans compter sur les sorties françaises qui ne semblent pas inintéressantes du tout… Je crois qu’il y en aura pour tous les goûts !

Un aperçu ici, entre autres…

J’ai été aussi touchée par l’appel de Bibliothèques sans frontières dont je vous transmets un extrait :urgencedelire

Lorsqu’une catastrophe humanitaire survient, les premiers secours se portent sur les blessés qu’il faut sauver, sur la nourriture, les abris et les vêtements qu’il faut rapidement fournir aux hommes, femmes et enfants qui en sont souvent démunis. Ces besoins vitaux une fois assurés, très vite cependant, quelque chose manque. Après une catastrophe, il faut également pouvoir lire, écrire et communiquer.
Bibliothèques Sans Frontières est intervenue trois jours après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, à la demande des institutions haïtiennes qui pensaient que son intervention était urgente.[…]

Or qu’est-ce qu’un homme, une femme, un enfant, une fois sa vie sauvée, sa nourriture et son gîte retrouvés, si, sans activité, il ne peut pas lire, écrire, dessiner ou communiquer, et ainsi reprendre sa place dans la communauté des humains, pour mieux se projeter dans l’avenir et se reconstruire ? […]

Voilà pourquoi BSF, forte de son expérience en Haïti, de ses interventions en Tunisie et au Rwanda, décide de lancer cet appel international pour que la lecture, l’écriture et l’accès à l’information fassent partie des priorités de l’aide d’urgence ; pour que les agences d’aide et les États prennent mieux en compte cette dimension essentielle des besoins humains. Pour guérir et se reconstruire, il faut aussi pouvoir lire et dire.

Dany Laferrière témoigne : J’ai recu il y a deux ans après le passage d’un violent cyclone en Haïti cette lettre d’un jeune étudiant qui m’enjoignait de faire savoir aux gens de bonne volonté qui pensent envoyer de la nourriture aux sinistrés qu’il serait souhaitable que chaque sac de riz soit accompagné d’une caisse de livres car, écrit-il, « nous ne mangeons pas pour vivre, mais pour pouvoir lire. »

A retrouver in extenso sur le site Urgence de lire.

Quelques images pour terminer : la designer américaine Dinah Fried a eu l’idée intéressante de mettre en scène et d’immortaliser des repas de fiction. Voici, en désordre, ceux de Moby Dick, Alice au pays des merveilles et Millenium, que vous différencierez aisément.

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Vous en retrouverez d’autres sur ce site. Bon appétit !

brèves littéraires

Brèves littéraires (2)

N’est-il pas trop tôt ? Moby Dick ou Orgueil et préjugés en douze mots… Non, il ne s’agit nullement d’un jeu littéraire, mais d’une série de livres pour les tout-petits destinée à leur donner goût et curiosité pour les personnages des grands livres classiques en leur présentant des images et des mots évoquant ces œuvres, par exemple la version de Moby Dick contient les mots capitaine, jambe, baleine, fou et Moby Dick… Une innovation qui surprend et interroge… A  voir sur My cozy classics.

Mais qui est donc cet inconnu ? Le portrait réalisé par Fragonard (en haut) et exposé au musée du Louvre, n’est pas celui de Diderot. Lors d’une vente d’esquisses de ce tableau, il a été retrouvé des étiquettes portant le nom du sujet, et ce n’est en aucun cas de Denis Diderot qu’il s’agit. D’ailleurs il a les yeux bleus sur celui-ci alors qu’ils sont noirs sur le portrait de Van Loo (en-dessous)… Plus de détails sur le site Rue des Livres

  

Rencontres avec Jérôme Ferrari : (Non je ne fais pas une fixation, mais) j’ai fait une petite recherche pour savoir si l’auteur couronné des lauriers du Goncourt rencontrerait des lecteurs dans ma région. Je n’ai trouvé qu’une rencontre à Romans à la librairie des Cordeliers

Ensuite, grâce à une de mes oreilles qui traînait dans une librairie, j’ai entendu confirmer qu’il serait prochainement à Romans, mais aussi à Paris et à Arles.
Finalement toutes les infos sont en bas de la page du livre sur le site d’Actes Sud : tout ce travail de détective pour rien ! Je crois qu’il est tout à fait inutile que je tente de me recycler en comparse de Pepe Carvalho ou de Varg Veum !