Festival du Premier Roman, Chambéry 2013

J’étais de sortie ce samedi, à la gare dès potron-minet, pour me rendre au festival du Premier Roman de Chambéry. C’était une première, et pas seulement pour les auteurs invités ! Chaque année depuis vingt-six ans, le comité de lecture de ce festival, qui a reçu Carole Martinez, Laurent Gaudé, Olivier Adam, présélectionne des premiers romans français, mais aussi anglais, italiens, espagnols, portugais, allemands et même roumains, chacun dans leur langue d’origine. Sur un grand week-end se succèdent tables-rondes et rencontres avec les auteurs invités. 

Samedi, j’ai pu assister d’abord à une rencontre avec Julia Deck et Elizabeth Haynes, autour du thème « Passionnément, à la folie, pas du tout ? » J’ai écouté avec intérêt les explications de Julia Deck sur les personnalités de Viviane Elisabeth Fauville, me rappelant les subtilités de ce roman lu il y a quelques mois. J’ai découvert aussi l’héroïne de Elizabeth Haynes, affligée de nombreux troubles obsessionnels à la suite d’une histoire avec un type particulièrement pervers. Ce qui m’a donné envie d’en savoir plus, je suis donc plongée dans Into the darkest corner, thriller diabolique… J’ai trouvé par la suite qu’il était traduit en français, sous le titre Comme ton ombre, mais l’occasion de lire de nouveau en VO était à ne pas manquer ! Les deux romancières sont particulièrement intéressées par les faits divers, et les personnalités perturbées, même si elles traitent leurs histoires de manières très différentes.

chambery1Elizabeth Haynes, son traducteur, l’animatrice du débat, Julia Deck…

Après une petite visite à l’espace librairie, deuxième rencontre avec Raphaël Jérusalmy, dont j’avais apprécié sans retenue le premier roman Sauver Mozart, mélange d’humour noir et de petite histoire mêlée à la grande avec le journal d’Otto Steiner, de 1939 à 1940… Il échangeait avec Elisabeth Laureau-Daull qui publie Le syndrome du glissement sur une vieille dame qui se découvre rebelle alors qu’elle vient de s’installer dans une maison de retraite. Le thème de la résistance commun aux deux auteurs a donné lieu à des échanges passionnants, d’autant que ni l’un ni l’autre n’étaient avares d’anecdotes. J’ai apprécié de découvrir Raphaël Jérusalmy avec son look un peu baroudeur d’ex-agent secret, devenu libraire spécialisé en livres anciens. Il écrit un nouveau roman que j’attends déjà avec impatience !

chambery2Raphaël Jérusalmy, l’animateur du débat, Elisabeth Laureau-Daull…

La troisième rencontre du jour réunissait Julien Dufresne-Lamy pour Dans ma tête je m’appelle Alice et Pascal Morin pour Comment trouver l’amour à cinquante ans quand on est parisienne… Les plus perspicaces d’entre vous se prépareront déjà à objecter que ce roman n’est pas le premier de Pascal Morin, et ils auront raison ! Il fait partie en effet des auteurs qui, venus une première fois à Chambéry, sont invités à revenir ! Cette troisième rencontre était tout à fait intéressante aussi sur le thème des vies ordinaires, mais décalées, avec des histoires qui tordent gaiement le cou aux clichés… Il faut que je mette la main en particulier sur cette histoire de parisienne quinquagénaire déjà repérée ici ou là et qui semble avoir tout pour me plaire !

chambery3Pascal Morin, Julien Dufresne-Lamy, l’animateur…

Que des bons souvenirs donc de cette journée malgré le temps de novembre où n’ont percé que de minces rayons de soleil… Je sens que ce festival à l’ambiance sympathique et bon enfant va devenir un de mes incontournables et me permettra de lire encore un peu plus de premiers romans ! J’en profite pour vous rappeler le billet de conseils de lecture « jeunes auteurs à suivre » où vous trouverez de nombreux titres à ajouter à vos listes… 

chambery4Un des lieux du festival, et le site officiel.

Quais du polar 2013

Cette semaine s’annonce chargée, aussi, si je ne veux pas zapper totalement mon week-end aux Quais du Polar et vous le faire un peu partager, c’est maintenant ou jamais et avec des images qui vaudront mieux que de longs discours !

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      Ambiance…                               Henning Mankell songeur 

Samedi, j’ai assisté à l’enregistrement de l’émission Le carnet d’or d’Augustin Trapenard sur France Culture, avec Henning Mankell en invité d’honneur, accompagné de son éditrice Anne Freyer et de sa traductrice attitrée Anna Gibson. Cette émission très intéressante autour d’un auteur qui aimante la salle, vous pouvez la réécouter sur France Culture.

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Françoise Guérin toute souriante       Petros Markaris attentif 

Ce même samedi, j’ai enfin rencontré Françoise Guérin et nous avons partagé un moment de bavardage très sympathique ! J’ai échangé aussi quelques mots avec Olivier Truc à propos du Dernier Lapon et avec Petros Markaris, dont je découvre enfin le commissaire Charitas.

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Olivier Truc un peu flou (désolée)      Peter May  

Dimanche, j’ai assisté à une conférence avec Sam Millar, Gillian Flynn, Fabrice Colin et Maddock, et continué mon reportage photo.

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Sam Millar, une traductrice et Gillian Flynn      Fabrice Colin

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Michel Bussi (n’hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus !)

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Brèves littéraires (5)

C’est le retour des brèves littéraires avec quelques infos qui vous intéresseront ou vous réjouiront… (ou pas !)

Le magazine Culture box fait un petit clin d’oeil aux auteurs présents au Salon du Livre, avec un article illustré de nombreuses photos, L’angoisse de l’auteur au moment de la dédicace. Zen, dévoué, courageux, cool ou rock’n’roll, il y en a de tous les genres !

Le Monde lance son prix littéraire 2013... Il sera décerné en 2013 lors des Assises internationales du roman à la villa Gillet, à Lyon. Le Monde se dote d’un prix littéraire. Jean Birnbaum, responsable du Monde des Livres, Franck Nouchi, directeur du développement éditorial et Raphaëlle Rérolle, responsable des Assises internationales du roman pour le Monde, ont annoncé la création du premier prix littéraire du quotidien du soir. Info dénichée sur Livres Hebdo.

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Plus que deux jours avant les fameux, les incontournables Quais du Polar ! Les auteurs invités sont toujours aussi nombreux, et doivent être dans les starting-blocks, ainsi que les éditeurs, les libraires, les animateurs, et les lecteurs bien évidemment !

Parmi les auteurs, on verra Jeff Abbott, John Burdett, Michel Bussi, Fabrice Colin, Patricia Cornwell, Joël Dicker, Zoran Drvenkar, Percival Everett, Caryl Férey, Gillian Flynn, Carin Gerhardsen, Françoise Guérin, Jérémie Guez, Ira Ishida, David S. Khara, Marin Ledun, Marcus Malte, Henning Mankell, Elsa Marpeau, Peter May, Claude Mesplède, Sam Millar, Nadine Monfils, Rosa Montero, Daniel Picouly, Qiu Xiaolong, Dolores Redondo, F. R. Tallis, Franck Thilliez, Than-Van Tran-Nhut, Olivier Truc… et beaucoup d’autres encore !

Le salon s’ouvre à l’Asie cette année, en plus des scandinaves, des britanniques et des américains, et si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site des QDP !
Enquêtes dans la ville, tables rondes, rencontres et grande librairie, cette manifestation est gratuite. Vous pouvez d’ailleurs rejoindre le Gang qui lui permettra de le rester ! 

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Pour celles et ceux qui ont aimé Cherche jeunes filles à croquer, ou A la vue, à la mort de Françoise Guérin, vous irez sans doute lire ce qu’elle raconte du tournage pour la télévision du film A la vue, à la mort auquel elle a assisté. C’est Richard Berry qui incarnera Eric Lanester… avec à ses côtés Emma de Caunes, Bruno Salomone, Hippolyte Girardot.

A découvrir sur le site de Françoise Guérin !

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visuel-27-fete-du-livre-de-bronQuand ça bouge en Rhône-Alpes ! Le programme de la Fête du livre de Bron qui aura lieu du 15 au 17 février 2013 est en ligne, le thème annuel étant L’époque et moi. On pourra rencontrer lors de cette manifestation lyonnaise :

Thierry Beinstingel, Jeanne Benameur, Antoine Choplin, Julia Deck, Patrick Deville, Lionel Duroy, Jérôme Ferrari, Cécile Guilbert, Thierry Hesse, Fabrice Humbert, Sonia Kronlund, Emmanuelle Pireyre, Joy Sorman, parmi beaucoup d’autres.

Comme d’habitude, il y a peu d’auteurs étrangers, mais j’ai noté avec enthousiasme la venue de Iain Levison ! Une partie de la fête est réservée à la jeunesse, une autre à la BD. De nombreux entretiens et dialogues entre auteurs sont prévus.

Je ne connaissais pas le prix de la Closerie des Lilas qui dévoile une première sélection, tout à fait intéressante, parmi les sorties de janvier 2013. Voici la présentation faite sur leur siteLe prix de la Closerie des Lilas a pour originalité d’être un jury tournant et de couronner une romancière de langue française dont le livre paraît à la rentrée de janvier. Sa vocation : promouvoir la littérature féminine.

Sont sélectionnées :

Les Traversées, de Solange Delhomme (Denoël)
Heureux les heureux,
de Yasmina Reza (Flammarion)
Deux étrangers, d’Emilie Frêche (Actes Sud)
L’atelier des miracles, de Valérie Tong-Cuong (J.C. Lattès)
Sombre dimanche, d’Alice Zéniter (Albin Michel)
Une faiblesse de Carlotta Delmont, de Fanny Chiarello (l’Olivier)
Une saison, de Sylvie Bocqui (Arléa)
Mouche, de Marie Lebey (Léo Scheer)
L’Enfant de Calabre, de Catherine Locandro (Héloïse d’Ormesson)
Mourir est un art, comme tout le reste, d’Oriane Jeancourt Galignani (Albin Michel)
Ecoute la pluie, de Michèle Lesbre (Sabine Wespieser)
Tout s’est bien passé, d’Emmanuèle Bernheim (Gallimard) 

J’ai déjà entendu parler de quelques-uns de ces romans, plutôt en bien. J’ai pu aussi entendre Emmanuèle Bernheim et Valérie Tong-Cuong à la Grande Librairie… Et vous, que pensez-vous de cette liste ?

L’année dernière, ce prix avait été attribué à Nathalie Kuperman pour Les raisons de mon crime.

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Déjà une autre rentrée arrive, celle de janvier, qu’on nous promet plus littéraire que l’année dernière, car elle ne sera pas embarrassée de campagnes électorales ! J’ai remarqué que les auteurs étrangers étaient bien représentés, ce qui me fait toujours plaisir, et j’attends déjà impatiemment quelques avis sur les livres suivants, histoire de confirmer mes premières impressions favorables, qui ne le resteront peut-être pas… 

Une fille, qui danse de l’anglais Julian Barnes (Mercure de France)
Le roman du mariage de l’américain Jeffrey Eugenides (L’Olivier)
A la recherche de la reine blanche du danois Jonas Bengtsson (Denoël)
La plume de l’ours de l’auteur suisse Carole Allamand (Stock)
Autour du cou de la nigériane Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard)

Et c’est sans compter sur les sorties françaises qui ne semblent pas inintéressantes du tout… Je crois qu’il y en aura pour tous les goûts !

Un aperçu ici, entre autres…

J’ai été aussi touchée par l’appel de Bibliothèques sans frontières dont je vous transmets un extrait :urgencedelire

Lorsqu’une catastrophe humanitaire survient, les premiers secours se portent sur les blessés qu’il faut sauver, sur la nourriture, les abris et les vêtements qu’il faut rapidement fournir aux hommes, femmes et enfants qui en sont souvent démunis. Ces besoins vitaux une fois assurés, très vite cependant, quelque chose manque. Après une catastrophe, il faut également pouvoir lire, écrire et communiquer.
Bibliothèques Sans Frontières est intervenue trois jours après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, à la demande des institutions haïtiennes qui pensaient que son intervention était urgente.[…]

Or qu’est-ce qu’un homme, une femme, un enfant, une fois sa vie sauvée, sa nourriture et son gîte retrouvés, si, sans activité, il ne peut pas lire, écrire, dessiner ou communiquer, et ainsi reprendre sa place dans la communauté des humains, pour mieux se projeter dans l’avenir et se reconstruire ? […]

Voilà pourquoi BSF, forte de son expérience en Haïti, de ses interventions en Tunisie et au Rwanda, décide de lancer cet appel international pour que la lecture, l’écriture et l’accès à l’information fassent partie des priorités de l’aide d’urgence ; pour que les agences d’aide et les États prennent mieux en compte cette dimension essentielle des besoins humains. Pour guérir et se reconstruire, il faut aussi pouvoir lire et dire.

Dany Laferrière témoigne : J’ai recu il y a deux ans après le passage d’un violent cyclone en Haïti cette lettre d’un jeune étudiant qui m’enjoignait de faire savoir aux gens de bonne volonté qui pensent envoyer de la nourriture aux sinistrés qu’il serait souhaitable que chaque sac de riz soit accompagné d’une caisse de livres car, écrit-il, « nous ne mangeons pas pour vivre, mais pour pouvoir lire. »

A retrouver in extenso sur le site Urgence de lire.

Quelques images pour terminer : la designer américaine Dinah Fried a eu l’idée intéressante de mettre en scène et d’immortaliser des repas de fiction. Voici, en désordre, ceux de Moby Dick, Alice au pays des merveilles et Millenium, que vous différencierez aisément.

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Vous en retrouverez d’autres sur ce site. Bon appétit !

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N’est-il pas trop tôt ? Moby Dick ou Orgueil et préjugés en douze mots… Non, il ne s’agit nullement d’un jeu littéraire, mais d’une série de livres pour les tout-petits destinée à leur donner goût et curiosité pour les personnages des grands livres classiques en leur présentant des images et des mots évoquant ces œuvres, par exemple la version de Moby Dick contient les mots capitaine, jambe, baleine, fou et Moby Dick… Une innovation qui surprend et interroge… A  voir sur My cozy classics.

Mais qui est donc cet inconnu ? Le portrait réalisé par Fragonard (en haut) et exposé au musée du Louvre, n’est pas celui de Diderot. Lors d’une vente d’esquisses de ce tableau, il a été retrouvé des étiquettes portant le nom du sujet, et ce n’est en aucun cas de Denis Diderot qu’il s’agit. D’ailleurs il a les yeux bleus sur celui-ci alors qu’ils sont noirs sur le portrait de Van Loo (en-dessous)… Plus de détails sur le site Rue des Livres

  

Rencontres avec Jérôme Ferrari : (Non je ne fais pas une fixation, mais) j’ai fait une petite recherche pour savoir si l’auteur couronné des lauriers du Goncourt rencontrerait des lecteurs dans ma région. Je n’ai trouvé qu’une rencontre à Romans à la librairie des Cordeliers

Ensuite, grâce à une de mes oreilles qui traînait dans une librairie, j’ai entendu confirmer qu’il serait prochainement à Romans, mais aussi à Paris et à Arles.
Finalement toutes les infos sont en bas de la page du livre sur le site d’Actes Sud : tout ce travail de détective pour rien ! Je crois qu’il est tout à fait inutile que je tente de me recycler en comparse de Pepe Carvalho ou de Varg Veum ! 


Brèves littéraires (1)

 

Tout d’abord, je pousse un cri de joie à l’annonce du prix Goncourt qui vient d’être décerné à Jérôme Ferrari pour Le sermon sur la chute de Rome. La lecture de ce roman au mois d’août en avant-première avait été mon premier coup de cœur de la rentrée, premier coup de cœur aussi pour un auteur corse et pour l’écriture de Jérôme Ferrari que je découvrais. Mon billet est ici et , puisque je l’ai repris sur le présent blog. Je lui souhaite un très beau parcours, de nouveaux lecteurs enthousiastes, et de futurs romans tout aussi réussis. Dire qu’il me reste encore tous les précédents à lire… J’en soupire d’aise, et je suis ravie aussi que le Goncourt soit décerné à un roman publié par Actes Sud, maison d’édition chère à mon cœur, et je sais que les blogo-lecteurs sont nombreux à partager cet attachement.

Autre info qui pourra vous intéresser, et moins médiatisée, c’est la Fondation de France qui a demandé à neuf auteurs d’écrire des testaments littéraires de la part du personnage de leur choix. L’ensemble a été rassemblé dans une plaquette que vous avez peut-être trouvée dans Télérama il y a deux semaines. Sinon, vous pouvez les lire en ligne ici.

Extrait de la lettre d’Augustin Meaulnes à Alain-Fournier (par Philippe Delerm)

[…] Cet autre chose, c’est tout simplement le bonheur que vous m’avez ôté. Vous avez fait mourir Yvonne de Galais, devenue ma femme. Mais vous m’aviez ôté le bonheur bien avant, simplement en me permettant de la rencontrer dans l’éblouissement parfait d’un matin de gel et de lumière. On ne se remet pas de cette perfection. Vous l’avez connue vous-même. Votre Yvonne s’appelait de Quiévrecourt. Vous en avez gardé le remords, et ce remords est devenu un roman. Mais vous avez rencontré la mort, vous êtes un mythe. Et moi je suis vivant, et pour l’éternité, vivant d’une vie décevante et pour toujours désenchantée.
Je ne vous pardonnerai pas.

Dégustez au choix, le testament de Zazie, celui d’Alice ou celui d’Anna Karénine, sous les plumes de Paul Fournel, Irène Frain ou Catherine Cusset, ainsi que d’autres encore que je vous laisse découvrir. Et vous, quel testament de personnage littéraire souhaiteriez vous lire ou écrire ?

Filons maintenant à Nantes où 25 écrivains de Finlande, du Groënland, d’Islande, de Suède, de Norvège et du Danemark seront invités du 8 au 12 novembre par l’association Impressions d’Europe.

Ces Rencontres littéraires nordiques permettront de voir entre autres Stefan Mani, Katarina Mazetti, Kjartan Flogstad, Per Olov Enquist, Jen Chistian Grondahl pour des lectures, projections de films, rencontres, débats… Cela se passe au Grand T, 84 rue du Général Buat à Nantes. Entrée libre, tout le programme ici