Publié dans photographes du samedi

Photographe du samedi (50) Steve McCurry

Pour le cinquantième photographe que je présente ici, il s’agit d’un retour puisqu’un autre billet montre déjà son travail.
Mais une exposition débute à Lyon en ce moment, avec plus de deux cents photos, et elle est tellement formidable que je ne pouvais pas la passer sous silence !

Steve McCurry est né en 1950 à Philadelphie. Diplômé en cinéma du College of Arts and Architecture, il part voyager en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique… Travaillant cette fois pour un journal, il repart comme pigiste en Inde en 1978. Les clichés qui le feront connaître sont ceux pris alors qu’il est entré clandestinement en Afghanistan, région où il est revenu à maintes reprises et où il a fait la photo, stevemccurry.sharbatemblématique, de Sharbat Gula, une jeune afghane de 13 ans qui était alors réfugiée, dans un camp. Depuis il a parcouru le monde pour l’Agence Magnum, couvrant de nombreux conflits, a publié plusieurs livres et obtenu des prix prestigieux.


Le but affiché de Steve McCurry est de capturer des clichés poétiques dans les endroits les plus difficiles du monde, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y parvient à merveille.
J’ai particulièrement admiré son coup d’œil pour saisir les couleurs fortes, pour capturer les regards et les corps, particulièrement ceux des jeunes enfants et des personnes âgées. J’adore aussi son art de ne jamais mettre trop de détails dans le cadre, de sorte que l’image soit la plus parlante possible.
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« Une des meilleures manières de travailler, consiste, selon moi, à sortir de votre hôtel et à explorer, traîner, en essayant de percevoir l’humeur de la rue, d’y pénétrer et de s’y perdre. C’est alors que quelque chose de magique se passe, vous commencez à voir des images, vous vous détendez, vous observez quasiment en état de contemplation. C’est précisément à ce moment-là qu’arrivent les meilleures photos, des coïncidences et des rencontres heureuses, rien n’est planifié. »
(Steve McCurry)
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Voici une exposition que je recommande sans modération, un parcours de rêve avec une très belle mise en espace sur des tissus d’un noir profond. Un audioguide peut permettre aux adultes d’entendre le photographe parler de ses clichés. Des livrets sont à la disposition des enfants, selon leur âge, et me semblent tout à fait adaptés.
J’ai vu aussi à la fin de l’exposition un film d’environ 45 minutes qui montre le retour de Steve McCurry en Afghanistan, et la recherche, dix-sept ans après, de la jeune afghane aux yeux verts. C’est tout à fait passionnant, et à voir !

 

Lyon, La Sucrière, jusqu’au 26 mai 2019.

Le site du photographe.

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21 commentaires sur « Photographe du samedi (50) Steve McCurry »

  1. Dommage que Lyon soit un peu loin pour moi ! Je connais un certain nombre de ses clichés, vus dans la presse (ou chez toi). Je vais aller explorer son site plus en détail.

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  2. J’ai raté des épisodes ou bien ça faisait longtemps que tu n’avais pas fait de billet sur la photo ?
    J’essaie pourtant de ne pas les rater, car tu as un oeil et une sensibilité extraordinaires, et les photos que tu présentes sont toujours fabuleuses ! Franchement, tu me donnes envie d’aller passer un week-end à Lyon !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Delphine, ce sont les photographes qui ont l’œil et la sensibilité que j’aimerais avoir ! 😉 Sinon, pas de billet sur la photo depuis août, par flemme, hum, hum…

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  3. Comme Delphine-Olympe, tu me donnes vraiment envie d’aller à Lyon voir cette expo ! Ces photos sont tout ce que j’aime, beauté, talent, humanité. Merci Catherine pour ce retour. Bon weekend.

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  4. Je vais jouer le très vilain mouton noir : j’ai vu une expo à Bruxelles, avec de très grands formats dont certains hyper-pixelisés (des agrandissements de qualité médiocre, du travail de cochon – peut-être pas lafaute de Steve McCurry mais quand même, c’est difficile à accepter) et j’ai été saturée de couleurs, j’ai trouvé ça assez racoleur et pas très naturel, j’ai du mal à croire au côté « hasard »des photos… Désolée si mon avis te déçoit…

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  5. Tu sais on dit souvent de photos qu’elles sont belles, réussies et puis on passe à autre chose.. là c’est d’un autre ordre : il y a tellement de détails, d’émotions qui nous traversent, nous saisissent en contemplant ces photographies de Steve McCurry… C’est de l’art, du génie et ça me touche profondément. Merci à toi 🙂

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  6. Une exposition que je ne manquerai pas, comme tu t’en doutes 😉 C’est vrai qu’il y a une magie sur ces clichés.
    Ah, cinquantième billet photographique, j’en espère encore au moins autant !

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