Publié dans littérature Europe du Nord, policier, sorti en poche

Jussi Adler-Olsen, L’effet papillon

effetpapillon« A l’époque où Carl était un jeune agent de police, on écrivait un rapport en vingt minutes, avec deux doigts, sur une machine à écrire à boule. Dans le Danemark d’aujourd’hui, le même exercice prenait au moins deux heures et demie avec dix doigts et un traitement de texte de dixième génération. Un rapport n’était plus seulement composé des conclusions d’une enquête mais des conclusions des conclusions des conclusions. »
Le roman commence en Afrique avec une exécution menée aussi rapidement que discrètement. La victime a cependant eu le temps d’envoyer un SMS à un correspondant danois. On fait ensuite connaissance de personnages plus ou moins louches qui détournent à leur profit des fonds destinés à aider des villageois camerounais. Et encore une disparition mystérieuse près de Copenhague… Ensuite le récit suit Marco, un adolescent rom qui, ayant décidé de fuir son oncle et la bande de voleurs qu’il dirige, découvre un cadavre et se retrouve poursuivi par des tueurs sans pitié. C’est seulement après toute cette mise en place que l’on retrouve le fameux trio du Département V, toujours parqués dans leurs locaux exigus, et toujours relégués à des affaires jugées secondaires par leurs collègues…


« – Pas de dettes de jeu, la coupa Assad. Pourquoi l’aurait-on supprimé pour un problème lié à l’argent puisqu’il pouvait payer ? On ne lance pas un cerf-volant quand il n’y a pas de vent. »
Carl regarda Assad, perplexe. Parfois il se disait qu’on aurait dû livrer le modèle avec sous-titres. »
Voilà une série dont je ne me lasse pas, ce qui tient sans doute en grande partie à la sympathie que j’éprouve pour les personnages récurrents, Carl Mørck, ses adjoints Assad et Rose. Il faut y ajouter l’humour, ce qui n’est pas évident à doser dans un policier qui traite de problèmes de société, comme l’immigration, l’aide humanitaire, l’escroquerie, et un roman où la disparition de ceux qui gênent les plus puissants n’est pas un problème qui se règle en prenant des gants… Mais la sauce prend bien une fois de plus, et malgré ses plus de 720 pages, le roman se dévore avec plaisir, en passant allègrement sur quelques légères invraisemblances ou redondances…

L’effet papillon de Jussi Adler Olsen, (Marco effekten, 2012) Livre de Poche (2017), traduit du danois par Caroline Berg, 727 pages.

Mon troisième pavé de l’été chez Brize !
pavé2018

28 commentaires sur « Jussi Adler-Olsen, L’effet papillon »

  1. Je suis allée hier soir voir le film danois « Thé Guilty » un très bon polar psychologique. Décidément ce pays fournit des oeuvres de bonnes qualités dans le genre.

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    1. Je ne connais pas ce film, mais j’aime bien les séries policières danoises (Bron, The killing…) qui me permettent de mettre en images les romans de Jussi Adler Olsen !

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  2. J’ai lu les trois premiers et j’ai abandonné ; je trouvais les invraisemblances de plus en plus grosses … mais rien ne dit que je ne reprendrai pas un jour 😉

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    1. Oui, il y a quelques grosses ficelles et le côté « thriller » un peu trop développé à mon goût… mais j’aime encore bien ! (assez pour lorgner sur le numéro 6 qui vient de sortir en poche)

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  3. Je l’ai lu il y a quelques semaines et je l’ai moins aimé que les précédents, peut-être à cause des invraisemblances que tu relèves. Mais comme toi, c’est une série que j’adore !

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    1. Pour mes nerfs, ça va encore (à chacun ses limites) mais un poil longuet, c’est surtout vrai pour celui-ci et ses plus de 700 pages ! Fallait bien ça pour être un « pavé de l’été » ! 🙂

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  4. j’ai bien aimé les 4 premiers car cette équipe est drôle: ils sont tous plus ou moins barges! mais ça fait du bien. Je pensais que celui-ci était moins bien d’où la pause 🙂

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  5. Je n’ai lu que le premier de la série (il me semble) et j’avais trouvé les ficelles un peu grosses mais j’aimais bien le tandem Carl/Assad. J’y reviendrai peut-être rien que pour eux. Mais je n’ai pas souvenir que le premier était aussi pavéesque.

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    1. Non, je crois que c’est le premier qui est aussi volumineux… Pour moi, c’était le premier que j’achetais en poche au lieu d’emprunter à la bibli, je ne me suis pas plainte du poids !

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