littérature France·mes préférés·rentrée automne 2016

Alexis Michalik, Edmond

edmond« Nous sommes à Paris, en décembre 1895.
Il y a cinq ans, l’Eole de Clément Ader s’est brièvement envolé. Le mois dernier, un train roulant trop vite est tombé dans la rue par la fenêtre de la gare Montparnasse. »
Ce soir-là, au théâtre de la Renaissance, Sarah Bernhardt joue une pièce en vers d’un jeune auteur, Edmond Rostand. Ce n’est pas franchement une réussite, les spectateurs s’ennuient… Pourtant le célèbre acteur Coquelin demande une pièce à Edmond, une pièce en trois actes, de préférence une comédie, pourquoi pas avec un duel ? Et dans un délai de quelques jours à peine ! J’avais grande envie de voir ou à défaut, de lire Edmond, pièce d’Alexis Michalik après Le cercle des illusionnistes et Le porteur d’histoires. (lu en bande dessinée)

« Alors, votre pièce ? Comédie ? Tragédie ? Vous avez deux minutes. »
La pièce est particulièrement dynamique, les péripéties s’enchaînent qui semblent à tout moment devoir empêcher Edmond Rostand de créer son Cyrano. Cela en dit beaucoup sur le processus de création, de manière un peu fantaisiste, mais qui sait, peut-être pas si éloignée que ça du réel processus d’écriture ? L’histoire d’amour platonique entre Edmond, qui est marié à Rosemonde, et la jolie Jeanne, lui inspire ainsi les magnifiques vers de la scène du balcon…

« C’est une romantique, tu lui fais un vaudeville. Il faut la faire rêver, lui dire des belles choses, abandonner la prose. Passe aux vers. »
Cette pièce est absolument délicieuse à lire, (et pourtant je ne suis pas trop adepte de la lecture de pièces de théâtre) grâce aux multiples trouvailles, et aussi à l’occasion qui est donnée au lecteur, qu’il connaisse par cœur, ou très imparfaitement, la pièce de Rostand, d’en retrouver les grandes lignes, les scènes-clefs, les répliques inoubliables. Ce doit être des plus réjouissants à voir, avec les lieux qui changent sans cesse, et les nombreux personnages qui entrent, sortent, s’interpellent, discutent en aparté… En attendant l’occasion de la voir, vous pouvez faire comme moi, et vous délecter de ces trois cent et quelques pages !

Edmond, d’Alexis Michalik, éditions Albin Michel (2016) 320 pages

Les avis de Karine http://moncoinlecture.com/2017/03/edmond-alexis-michalik/ et d’Yv http://www.lyvres.fr/2016/09/edmond.html

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21 réflexions au sujet de « Alexis Michalik, Edmond »

  1. Ah mais j’ai tellement adoré cette pièce que j’ai eu la chance de voir cette année ! Gros coup de coeur ! J’ai eu envie de lire le livre mais finalement, c’est Cyrano que j’ai relu. Un régal là aussi !

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