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Photographe du samedi (36) Germaine Krull

Une autre femme qui a marqué l’histoire de la photographie est Germaine Krull, dont plusieurs clichés sont exposés actuellement au musée de l’Orangerie, dans l’exposition Qui a peur des femmes photographes ? Son histoire pourrait être celle racontée par William Boyd dans Les vies multiples d’Amory Clay que je suis en train de lire en ce moment, avec un sens du timing qui ne me caractérise pas du tout ! L’auteur s’est inspiré avec intelligence de nombreuses femmes reporters-photographes de la première moitié du vingtième siècle, et si Germaine Krull ne fait pas partie de celles qu’il cite à la fin du roman, elle pourrait !
Voici tout d’abord des auto-portraits :

germaine_krull_autoportrait3Germaine Krull est une photographe allemande née en 1897, elle a fait partie de l’avant-garde dès les années 20 et 30, mais sa carrière a été courte et chaotique, et beaucoup de clichés ont disparu. Elle s’est installée à Paris en tant que photographe en 1925 ou 26. C’était une femme énergique, fonceuse, grande voyageuse, qui ne voyait d’intérêt que dans la photographie de reportage, les sujets engagés : la condition féminine, les clochards, la « zone ». Elle a publié de nombreuses photos pour des reportages, notamment pour le magazine VU. Ce qui ne l’a pas empêché de travailler sur des sujets plus artistiques : de nombreux portraits, des nus, le thème de la route, les paysages urbains, l’architecture métallique.
Des portraits : (successivement Cocteau, Malraux, S.M. Eisenstein, Sonia Delaunay, Walter Benjamin)

Germaine Krull a travaillé en 1930 avec Georges Simenon sur un photo-roman, intitulé La folle d’Itteville, dont on peut voir des clichés de travail dans l’exposition.

Elle a publié de nombreux livres et port-folios de ses travaux. Après Paris et Monaco, elle a voyagé à travers le monde, vécu de longues années en Asie et a disparu à un âge avancé en 1985.

germaine_krull_placedeletoile

Qui a peur des femmes photographes ? (1919 à 1945), c’est au Musée d’Orsay jusqu’au 24 janvier 2016, ainsi qu’au Musée de l’Orangerie où se trouve la première partie (1839 à 1919).

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14 réflexions au sujet de « Photographe du samedi (36) Germaine Krull »

    1. Je préfère (en général et pas seulement dans ce cas précis) les paysages urbains aux portraits, mais j’ai surtout été intéressée par son parcours, représentatif d’un certain nombre de femmes photographes du début du XXème siècle.

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  1. Je suis d’accord avec Zazy, les portraits sont très beaux. Quand on pense à la technique de cette époque, je suis admirative et on ne parlera jamais assez de ces femmes.

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