littérature Europe de l'Est et Russie·sortie en poche

Leo Perutz, Le maître du jugement dernier

maitredujugementdernierL’auteur : Leo Perutz (1882-1957) est un écrivain tchèque juif de langue allemande. D’une famille aisée, Leo Perutz quitte Prague à 17 ans pour étudier les mathématiques à Vienne. En 1914, il est blessé sur le front Est.
De retour à Vienne, il publie son premier ouvrage, La troisième balle. Ses livres commencent à rencontrer du succès : Le Marquis de Bolibar (1920), Le Maître du Jugement dernier (1923), Où roules-tu, petite pomme ? (1928) et d’autres, sont successivement traduits en français. En 1933, La Neige de Saint Pierre est interdit par les nazis. En 1938, Perutz fuit Vienne et s’installe à Tel-Aviv. En 1953, il écrit La nuit sous le pont de pierre. Il meurt en Autriche en 1957.
224 pages
Editeur : Zulma (novembre 2014)
Traduction : Jean-Claude Capèle
Titre original : Der Meister des Jüngsten Tages

Une préface en guise de postface, comme l’a nommée l’auteur, réussit le pari d’appâter de la plus belle des manières le lecteur, surtout quand il n’a pas eu l’idée de lire la quatrième de couverture… Il semblerait donc qu’il s’agisse d’une histoire, peut-être gothique, survenue au cours de l’année 1909 à Vienne, et dont le protagoniste est un musicien, invité pour une soirée à jouer chez des amis. Mais le maître de maison, l’acteur Eugen Bischoff, s’absente au cours de la soirée et est retrouvé mort, et visiblement il s’agit d’un suicide. Cette mort étrange fait porter les soupçons de certains des protagonistes sur le baron Yosh, qui est aussi le narrateur, ce qui n’est pas la moindre des particularités de ce roman. Doit-on se fier à ses souvenirs de la soirée ?
La mort du comédien est d’autant plus perturbante, qu’elle rappelle étrangement à tous les participants une histoire que l’un d’entre eux a raconté, et qui avait intriguée tout le monde. Et bien sûr, qui est le Maître du Jugement dernier, et quel est son rôle dans les événements ?
Je préfère ne pas en dévoiler plus, ce roman, à l’écriture très claire et classique, est rempli de chausse-trappes et de surprises, de virées nocturnes dans Vienne, et de situations angoissantes.
Le maître du jugement dernier est réédité en poche par Zulma, ainsi que La troisième balle, une occasion de découvrir cet auteur, à moins que vous ne retrouviez comme moi un autre de ses livres dans votre bibliothèque… (Le cavalier suédois, ajouté à ma liste à lire ou relire !)

Extrait : Quand je quittai la maison, Dina se tenait près de la porte du jardin. Il fallait que je passe à côté d’elle, il n’y avait pas d’autre chemin possible pour sortir. Une douleur profonde et violente s’éveilla en moi. Je pensai à ce qui avait été et ne pouvait plus être. Des ombres nous séparaient. L’espace d’un instant sa main se posa sur la mienne, puis je la perdis dans l’obscurité. Je la saluai. Nous nous séparâmes en silence.

Lu aussi par Cachou, Cécile et Sentinelle.

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41 réflexions au sujet de « Leo Perutz, Le maître du jugement dernier »

  1. Archi tentée, c’est ma période préférée, ça sent le gothique et le mystère. Un acteur 1900, un baron, un vieille demeure j’imagine, une mort étrange, moi il ne m’en faut pas tellement plus. Je ne connaissais pas du tout cet auteur (quoique j’avais déjà entendu parler du cavalier suédois), je vais y remédier rapidement…

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