cinéma

Ciné (7) Mommy

 

mommy5Film canadien de Xavier Dolan avec Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément, Patrick Huard
sorti le 8 octobre 2014
durée 2h18
vu en VO sous titrée


Même si je n’avais pas manqué d’entendre parler de Xavier Dolan auparavant, c’est le premier de ses films que je vois. Enfin, il n’y a pas trop de retard de ce côté, quand on sait que le réalisateur a vingt-cinq ans, il y aura sans doute encore d’autres occasions de voir ses films. Remarqué à juste titre au Festival de Cannes 2014, Mommy en est reparti avec le prix du Jury.
Dans un futur très proche, en 2015, une loi canadienne permet aux parents de placer un enfant souffrant de troubles graves du comportement. Ce n’est pas le choix de Diana Després, surnommée Die. Bien que veuve, avec de tout petits revenus, elle choisit de reprendre son fils Steve, quinze ans, après qu’il ait mis le feu à l’institution qui l’avait pris en charge. Steve est vraiment à fleur de peau, avec des réactions toujours spectaculaires, des troubles de l’attention et du comportement poussés à l’extrême… il m’a malheureusement fait penser à des enfants croisés ici ou là et dont je me demandais à quoi ils ressembleraient à quinze ans ou plus. Renseignements pris, certains s’en sont sortis bien mieux, pour d’autres il faudra attendre pour le savoir.
Je ferme cette parenthèse pour parler du film ! Comment dire : c’est vraiment du cinéma, voilà ! On voit des tas de films qui sont tout à fait regardables, qui racontent des histoires touchantes ou amusantes, mais qui n’apportent rien au point de vue cinématographique. Certes, Xavier Dolan cherche justement la forme nouvelle, l’originalité, les images soignées, plus que soignées, certaines se suffisent déjà à elles-mêmes par leur beauté, mais tout cela il le met au service d’une histoire, une histoire pas très compliquée, mais qui prend aux tripes, et ça marche !
Au duo mère-fils, il faut ajouter une voisine, prof en congé, qui a perdu toute facilité à s’exprimer, et qui par ses bégaiements, va parfois calmer un peu le duo explosif formé par Die et Steve. Je peux vous assurer que pour certaines scènes émouvantes, la qualité du silence était remarquable dans la salle, pourtant grande, pleine, avec un public assez jeune. Le personnage de la mère est vraiment magnifique, joué et filmé avec une justesse qu’on voit rarement. Un petit mot de la langue utilisée par les acteurs, une forme parlée de québecois qui nécessite des sous-titres et qui est pour le moins fleurie !
Bon, cet avis est un peu brouillon, mais si on me demandait un film à ne pas rater en ce moment, je citerai celui-ci sans hésiter !

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Les avis de Alain, Cachou et Lo.

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20 réflexions au sujet de « Ciné (7) Mommy »

  1. J’ai l’intention d’aller le voir ; d’ailleurs il cartonne dans le cinéma où il passe. Je pense voir aussi le documentaire de Wim Wenders, sur Sébastiao Salgado.

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  2. Je n’ai toujours pas réussi à décider si j’avais aimé ou pas… 🙂 je me suis sentie étouffée par ce cadre visuel réduit et , si les acteurs sont formidables et très beaux, l’esthétisation d’un comportement atypique m’a dérangée. En outre, l’utilisation de chansons connues ( c’est le cas de plus en plus dans dans de nombreux films) me paraît une manière facile de forcer l’adhésion du public.

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    1. J’ai justement aimé la conjonction de l’esthétisme avec une histoire qui pourrait être à la limite du sordide. Et les chansons ne m’étant pas connues (c’était Céline Dion ?) ça ne m’a pas trop gênée. Mais tu as raison, c’est une facilité, d’utiliser des chansons que tout le monde connaît…

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  3. JE VEUX LE VOIR !! Si tu as aimé ce film, cours voir « Laurence Anyways », magistral, magnifique. J’ai vu aussi – et beaucoup aimé – « J’ai tué ma mère ». Xavier Dolan est un petit génie du cinéma…

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  4. j’avais été assez mitigée sur Les amours imaginaires. Un peu trop esthétisé et répétitif dans la forme pour me plaire. Pas trop tentée par celui-là.

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    1. Je ne peux pas comparer avec ses autres films… C’est esthétisé, assurément, et je ne pourrais pas ne voir que des films de ce genre, mais je lui ai trouvé une nouveauté, une fraîcheur, un style…

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  5. Je viens de le voir et je serais bien incapable d’en faire un billet. Je suis encore sous le charme (le choc ?) de certaines scènes. Ce qui est sûr c’est que Dolan sait filmer des personnages au plus près et les rendre attachants envers et contre tout. J’aime beaucoup ta remarque sur les silences, c’était pareil dans la salle où j’étais. Et que dire des silences dans le film ? Ils sont peu nombreux, mais quelle charge émotionnelle !

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