littérature France·non fiction

Maïa Brami, Cocteau à Milly-la-Forêt Lettre au poète

 

cocteauamillyL’auteur : Maïa Brami est écrivain, journaliste et animatrice d’ateliers d’écriture. Elle est l’auteur de plus d’une douzaine de livres pour enfants et adultes, dont Norma (2006), Le sang des cerises (2010) et La vie refusée (2012).
126 pages
Editeur : Belin
Collection : De l’intérieur (mars 2014)

La collection De l’intérieur chez Belin propose une série de livres où des écrivains contemporains cherchent dans les lieux les âmes des poètes et des auteurs passés : Proust, Giono, George Sand, Victor Hugo, Jules Verne, Balzac, Aragon… chacun va pouvoir y trouver son préféré ! Celui que j’ai découvert, consacré à Jean Cocteau, constitue un bel hommage, poétique comme il se doit, rempli d’évocations des lieux hantés par l’artiste, et de coïncidences troublantes aux yeux de l’auteure et parfois à ceux du lecteur. Pour moi, peut-être parce que je ne connais pas très bien Jean Cocteau, le texte de Maïa Brami m’a semblé un peu chaotique, déstructuré, avec quelques paragraphes peu clairs. Je pensais m’y immerger plus facilement, comme je l’avais fait avec les lettres de Cocteau à sa mère, mises en scène par Pierrette Dupoyet, il y a quelques années à Avignon. Las, malgré la longueur fort raisonnable du livre, je n’ai pas réussi à me passionner pour le point de vue de Maïa Brami. Mon goût pour les descriptions de l’intérieur de Cocteau, les photos de sa chambre ou de son salon, des objets chargés d’histoire(s) qui l’entouraient, n’a pas suffi à faire passer les interprétations de Maïa Brami, qui témoignent de son érudition, mais ne me donnent pas envie de mieux connaître Cocteau, ce qui pourtant aurait du être le résultat de cette lecture.
En définitive, l’idée de la collection, l’aspect visuel du livre sont des réussites, mais il me faudrait en lire un autre pour savoir à quoi est dû mon désintérêt pour cette Lettre au poète.

Maison-Cocteau-Bureau

Extrait : 

Sur un mur de votre cuisine, un tableau a retenu mon attention. Il vous servait à noter des rendez-vous à la craie. Jean Marais raconte qu’à l’origine, vous aviez installé ces ardoises dans votre appartement rue de Montpensier, imaginant que Picasso s’en servirait pour griffonner, mais il ne vous fit jamais ce plaisir. Elles devinrent donc des pense-bêtes.
Toujours ces lignes nouées et dénouées, dessin et écriture. Une tête à deux profils poussant comme une fleur face à un autre profil. L’aspect brumeux du fond cent fois effacé donne un relief saisissant aux visages.

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6 réflexions au sujet de « Maïa Brami, Cocteau à Milly-la-Forêt Lettre au poète »

  1. Perso je suis assez fascinée par Cocteau, depuis toujours…
    Je vous recommande la visite du musée- maison de Milly la Forêt !
    Merci pour ce repérage,je ne connaissais pas cette nouvelle collection ( qui a quand même bien pompé Autrement pour la couv´…)

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