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Malcolm MacKay, Il faut tuer Lewis Winter

ilfaututerlewisL’auteur : Malcolm Mackay est né et a grandi à Stornoway, dans les îles Hébrides, en Écosse, et c’est là qu’il écrit ses romans. Il faut tuer Lewis Winter, paru en janvier 2013, a été choisi par le magazine Lire parmi les dix meilleurs polars de l’année.
312 pages
Editeur : Le livre de poche (2014)
Paru chez Liana Levi en 2013
Titre original : The necessary death of Lewis Winter
Traduction : Fanchita Gonzalez Batlle

Calum MacLean est encore jeune dans son métier, il a vingt-neuf ans, mais il le fait tout à fait sérieusement, avec des habitudes bien rodées, et un souci du détail qui lui évite à chaque fois de mécontenter son commanditaire ou de subir des réclamations. La dernière mission qui lui est commandée risque toutefois d’être un peu compliquée par le fait que le futur bénéficiaire semble avoir des appuis inconnus dans le milieu, c’est à dire la pègre de Glasgow.
Ce récit circonstancié d’un travailleur bien particulier, un tueur à gages, aborde les faits sous l’angle de la psychologie, et de ce fait, est très prenant !
J’ai été un peu surprise par le point de vue du narrateur qui change d’un chapitre à l’autre, voire au cours d’un chapitre, mais cela ajoute à l’originalité du roman une fois qu’on y est accoutumé. Le style est sobre, mais pas dépourvu d’un humour noir qui fait mouche. En tout cas, soyez prévenu, il est difficile de lâcher le roman dès qu’on a jeté un œil dedans ! Et une suite est déjà parue en grand format, Comment tirer sa révérence, ce qui ne manque pas de me réjouir.

Extrait : Tout le monde ne se prépara pas de la même manière. Les un s boivent. D’autres font la foire et draguent. Ce sont des moyens de soulager la tension. D’autres encore se terrent. Ils ont besoin de se concentrer sur le travail à faire, pas de distractions. Pour Calum, la meilleure préparation est de mener sa vie habituelle. De ne pas traiter cette tâche autrement que comme une tâche. Une de plus. Il y en a qui se lèvent et vont passer leur journée dans un bureau. D’autres qui construisent. Ou qui conduisent. C’est leur métier. Il n’y pensent pas, ils le font. Pour Calum, il consiste à tuer. Il va se préparer. Le jour venu, il le fera. Après, ce sera comme toujours. Discrétion, rien de spécial.

Repéré chez BMR et MAM et Val.

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29 réflexions au sujet de « Malcolm MacKay, Il faut tuer Lewis Winter »

  1. Le bouquin est le premier d’une série : après ce succès, la question sera maintenant de savoir si MacKay pourra renouveler tout cela pour une autre aventure écossaise ? Le pari s’annonce risqué tellement l’écriture de ce premier épisode est originale et « typée ».

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    1. Je n’ai pas retrouvé d’exemple de changement en milieu de chapitre, pourtant, je l’avais noté en cours de lecture, je crois… Il s’agit en réalité d’un narrateur à la troisième personne, donc extérieur, mais qui se focalise sur les différents personnages. Je ne sais pas si je suis claire, mais à la lecture, c’est plutôt original et sympa.

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