littérature France

Antoine Choplin, Radeau

 

radeauL’auteur : Antoine Choplin est né en 1962. Depuis 1996, il est l’organisateur du festival de l’Arpenteur, en Isère, consacré au spectacle vivant et à la littérature. Il vit près de Grenoble, où il concilie son travail d’auteur, ses activités culturelles et sa passion pour la marche en montagne. Il est l’auteur de plusieurs livres, parmi lesquels : Radeau (2003, Prix des librairies Initiales), Léger fracas du monde (2005), L’Impasse (2006) Cour nord (2010) et Le héron de Guernica (2011). Antoine Choplin a reçu le Prix France Télévisions 2012 pour La nuit tombée.
125 pages
Editeur : La fosse aux ours (2003)
Paru en Points poche (2013)

Après mes coups de cœur pour Le héron de Guernica et La nuit tombée, j’ai eu envie de remonter chercher une autre lecture parmi les titres plus anciens d’Antoine Choplin. Et c’est donc ce Radeau qui m’est tombé entre les mains, et non des mains, nuance…
Au volant d’un camion, un soir de 1940, Louis conduit vers le sud une précieuse cargaison qui doit échapper aux Allemands. Il a des consignes strictes, personne à bord, pourtant, il s’arrête à la vue d’une femme pieds nus au bord de la route. Leurs chemins vont se mêler un moment. C’est la plus belle partie du roman, une parenthèse en temps de guerre, un dialogue sur l’art en particulier, mais aussi sur la vie. Et puis il y a des silences, la peur, la solidarité… Ce n’est pas à raconter en détail, mais il faut se laisser porter par les mots, le rythme, les ellipses.
La deuxième partie en 1943 m’a un peu moins touchée, mais recèle de jolies trouvailles comme celle qui inspire la couverture de l’édition de poche, et son lot d’émotions. Le style de l’auteur est déjà là, tout en finesse, simplicité et sincérité, et j’aime ça, c’est tout !

Extrait : Louis dit que oui, les musées, évidemment. C’est une drôle de chose, les musées. En fait, une sorte de trahison. Quand on pense à toutes ces œuvres façonnées dans la solitude, souvent créées dans le dénuement, sans souci les unes des autres, et qu’on retrouve là, les unes à côté des autres, accrochées dans ces salons d’apparat à haut plafond, au parquet bien lustré. Les musées, ce devrait être les ateliers d’artistes, avec leur vraie lumière, avec les chiffons salis et les odeurs de vernis.

Les avis d’A propos de livres, Hélène, Jérôme, Midola, Noukette

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31 réflexions au sujet de « Antoine Choplin, Radeau »

  1. J’ai moyennement aimé celui-ci, mes préférés sont « La nuit tombée », « L »impasse » et « Cour Nord » 🙂

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  2. Et bien, nous découvrons Choplin par les mêmes chemins ! Après avoir lu -et beaucoup aimé aussi- Le héron de Guernica et La nuit tombée, celui-ci est le prochain sur ma liste. Je le couplerai sans doute avec la lecture de son dernier titre, Les gouffres, que l’on vient de me prêter.

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  3. Je signe de suite pour des musées aux odeurs d’acrylique et de térébenthine. A l’automne quelques artistes ouvrent la porte de leurs ateliers mais ça reste un plaisir rare!
    ‘Radeau’ fut mon premier Choplin, je ne regrette pas de l’avoir ensuite gardé à l’œil!

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