littérature Amérique du Nord

Siri Hustvedt, Un été sans les hommes

un_ete_sans_les_hommesL’auteur : Siri Hustvedt est née de parents immigrés norvégiens, en 1955 dans le Minnesota. Poétesse, essayiste et romancière reconnue, elle est diplômée en Littérature Anglaise de l’Université de Columbia. En 1981, à une séance de lecture de poésie, elle rencontre Paul Auster, qu’elle épousera l’année suivante. Ils vivent à Brooklyn, et ont une fille, Sophie Auster. Les œuvres de Siri Hustvedt sont traduites dans seize langues à ce jour.
216 pages
Editeur : Actes Sud (2011)
Traduction : Christine Le bœuf
Titre original : The summer without men

Mia est poétesse, ce qui ne lui est d’aucun secours lorsque son mari lui annonce qu’il souhaite faire une pause dans leur mariage, et qu’elle apprend que « La Pause était française, elle avait des cheveux châtains plats, mais brillants, des seins éloquents qui étaient authentiques, pas fabriqués, d’étroites lunettes rectangulaires et une belle intelligence. Elle était jeune, bien entendu, de vingt ans plus jeune que moi, et j’ai dans l’idée que Boris avait convoité quelques temps sa collègue avant de donner l’assaut à ses régions éloquentes. » Après un coup de folie qui la mène à l’hôpital, Mia se résout à aller passer l’été dans la ville d’où elle est originaire, pour donner des cours de poésie à des adolescentes. Elle en profite pour voir plus souvent sa mère, et le groupe d’amies de celle-ci, qui vivent dans une maison de retraite. Une jeune voisine et sa fille complètent les personnages presque uniquement féminins qui constitueront la compagnie de Mia durant cet été.
Pour une première lecture de Siri Hustvedt, j’ai été plutôt séduite par son maniement de l’auto-dérision, par le mélange de réflexions sur la crise de la cinquantaine et sur le féminisme. Car ces femmes peuvent-elles vraiment se passer des hommes ? L’idée de mélanger les générations, de la toute petite fille qui vit dans la maison voisine, aux dames fort âgées de la maison de retraite, est intéressante, et le résultat tout à fait facile à lire.
Je m’attendais en effet à une écriture et des thèmes moins abordables, à tel point qu’ayant écouté Siri Hustvedt aux Assises Internationales du Roman en 2009, c’est seulement maintenant que je me décide à ouvrir un de ses livres ! Un essai réussi qu’il me reste à transformer, parce que je ne sais pas encore trop quoi penser de ses livres, celui-ci m’ayant tout de même paru, même si j’ai pris plaisir à le lire, du genre à s’oublier très vite…

Citation : Si un homme ouvre un roman, il aime avoir sur la couverture un nom masculin ; cela a quelque chose de rassurant. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver à cet appareil génital externe si l’on s’immergeait dans des faits et gestes concoctés par quelqu’un qui a le sien à l’intérieur.

Les avis de Antigone, Asphodèle, Athalie, Brize, Cathulu, Clara, Keisha, Krol, Liliba, Nadael, Sylire, Val...

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55 réflexions au sujet de « Siri Hustvedt, Un été sans les hommes »

  1. Je partage complétement ton sentiment, j’avais lu avant de cette même auteure, « Tout ce que j’aimais » que j’avais apprécié mais qui n’est pas drôle du tout du tout et plus « new-yorkais ». Il y est question d’art, de création, artistique et humaine…. Un peu comme dans « Un été sans les hommes », sauf qu’avec Mia, j’ai ri. Son auto dérision est décapante, le personnage de la voisine joue avec les stéréotypes sans y tomber … Bref, drôle sans être léger. Je n’ai pas oublié ce roman et je le prête régulièrement autour de moi. Pour l’instant, il a toujours plu !

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  2. C’est vrai qu’il ne m’a pas marquée plus que cela, même si je l’avais bien aimé …
    Paradoxalement, j’avais davantage de réserves pour « Tout ce que j’aimais » mais c’est de celui-ci que je me souviens mieux. En tout cas, si tu veux quelque chose de plus exigeant, il l’est.

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    1. Ce n’est pas que je cherche spécialement plus exigeant, mais bon pourquoi pas ?
      Quelque chose de bizarre : mon commentaire chez toi disait que j’avais « Un été sans les hommes » dans ma PAL, et pourtant je l’ai emprunté à la bibliothèque et n’ai aucun souvenir de l’avoir eu entre les mains avant. L’aurais-je acheté et revendu, ou est-il enfoui quelque part chez moi ?

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  3. Bonjour.
    Du même auteur, je conseille Tout ce que j’aimais et L’envoûtement de Lily Dahl, que bizarrement, j’avais eu un peu de mal à finir, mais qui m’est resté en tête et qui m’a finalement laissé un bon souvenir. Il n’y a peut-être pas que Lily qui a été envoûtée !

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  4. Etrange, ce roman… Quelques pages fulgurantes de beauté, et puis d’autres d’un rasoir fini… Avec pas mal de prétention très bobo newyorkaise… j’avais été très déçue au final !

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