Photographe du samedi (13) Michel Vanden Eeckhoudt

Encore une découverte des Rencontres photographiques d’Arles de cette année, le photographe belge Michel Vanden Eeckhoudt avec des photos un peu dérangeantes, surtout lorsqu’il capte des regards d’animaux. Ceux-ci semblent porter toute la tristesse du monde, mais avec quel tendresse ils les photographie, et quel noir et blanc somptueux !

LE CAIRE 1996Michel Vanden Eeckhoudt2Michel Vanden Eeckhoudt3Michel Vanden Eeckhoudt5Michel Vanden Eeckhoudt4

Ce photographe est né en 1947 à Bruxelles, il y vit et y travaille. Michel Vanden Eeckhoudt est membre de l’agence Vu depuis sa fondation en 1986. Parmi ses ouvrages personnels: Zoologies (Delpire, 1982), Les Travaux et les jours (Actes Sud, 1996), Chiens (Marval, 1997), Duo (Nathan/Delpire, 2000), « Photo Poche » n° 110 (Actes Sud, 2006), Doux-amer (Delpire, 2013).

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Laissons parler une spécialiste : « L’univers que nous dévoile Michel Vanden Eeckhoudt n’est pas gai. S’il ne parcourt pas la planète pour témoigner des douleurs du monde, s’il échappe à la fascination de la guerre, du drame et du sang, on voit bien qu’il ne pactise pas avec le monde des privilèges.
Il nous parle de nous. De nos enfants, de nos journées, de notre solitude, de nos bouffées d’allégresse, de nos fatigues, de la mort qui rôde… » Francine Deroudille (extrait de Michel Vanden Eeckhoudt, « Photo Poche », n° 110)

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Michel Vanden Eeckhoudt11Exposition visible jusqu’au 22 septembre à Arles.

18 commentaires sur « Photographe du samedi (13) Michel Vanden Eeckhoudt »

  1. C’est tout-à-fait le genre de photos que j’aime, noir et blanc, pleinement dans la vie. Le regard des chiens est d’une tristesse insondable. (j’ai vu qu’une expo Sebastiao salgado a lieu à l’automne à Paris)

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  2. Quelle tristesse, comme quoi il ne faut pas aller loin. Des lieux connus, comme le quai de la gare du midi à Bruxelles ou les brise-lames de la mer du Nord.

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  3. Oui, c’est vrai, e sont des regards troublants, comme s’ils nous interrogeaient sur notre cruauté. On sent comme une sorte de reproche assez puissant.

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    1. On en peut pas s’empêcher de faire de l’anthropomorphisme… ils pensent peut-être juste à leur prochain repas… 😉

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  4. Quel regard triste chez les chiens, ça me donne des frissons !
    j’adore le caniche, il m’a fait rire. J’adore découvrir ta rubrique sur les photographes, je ne connais pas du tout les spécialistes de cet art, ce qui fait que c’est à chaque fois une belle découverte !

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