littérature Afrique·policier

Deon Meyer, Jusqu’au dernier

jusquaudernierL’auteur : Né en 1958 à Paarl, en Afrique du Sud, Deon Meyer a grandi dans une ville minière de la Province du Nord-Ouest. Ancien journaliste, puis rédacteur publicitaire et stratège en positionnement Internet, il est aujourd’hui l’auteur unanimement reconnu de best-sellers traduits dans 15 pays. Il vit à Melkbosstrand.
464 pages
Editeur : Points (2003)
Traduction : Robert Pépin
Titre original : Dead before dying

Cet été, j’ai décidé de retourner au service des Vols et Homicides de la ville du Cap, en Afrique du Sud. J’ai ainsi fait la connaissance de Mat Joubert, collègue de Benny Griessel, que j’avais rencontré dans Treize heures et qui apparaît aussi dans ce volume. Cape Town est une ville qui me fascine, mais que j’ai trouvé moins présente dans cet opus. Qu’importe, ce roman ne manque déjà pas d’atouts, à commencer par la personnalité de Mat Joubert, qui peine à trouver un sens à sa vie depuis la mort de sa femme deux ans auparavant. L’arrivée d’un nouveau chef, le colonel Bart de Wit, formé à Scotland Yard, le sort un peu, par force, de sa torpeur. De plus, deux affaires lui sont confiées.
L’une concerne un braqueur de banques, au visage changeant, mais à l’impeccable politesse avec les caissières qu’il dévalise. Dans l’autre affaire, plus grave, plusieurs meurtres sont commis de manière similaire et avec une arme ancienne relativement rare. Pourtant les morts n’ont aucun lien, aucun point commun, et seule une enquête minutieuse permettra de voir le début d’une hypothèse qui fonctionne !
Pas de temps mort, ni d’ennui à la lecture de ce roman, attachant tant par la renaissance de Mat Joubert que par le travail quotidien du service des homicides, et l’auscultation de la société sud-africaine d’après l’Apartheid… Il confirme tout le bien que je pensais déjà de Deon Meyer, que je n’hésiterai pas à relire encore.

Extrait : Dans le silence du dernier après-midi de l’année, il pensait à la mort. Mécaniquement, ses mains fourbissaient son pistolet de service, un Z88. Il était assis au salon, penché en avant dans son fauteuil, toutes les pièces de son arme posées sur la table basse, entre des chiffons, des brosses et une burette à huile. Dans le cendrier, une cigarette expédiait de longues et maigres volutes au plafond. Au-dessus de lui, à la fenêtre, une abeille se tapait dans la vitre avec une régularité monotone et irritante : elle voulait rejoindre la chaleur de l’après-midi au dehors, là où soufflait un léger vent de sud-est.

 Lu par AlexKeisha, Lounima.

A noter qu’avec ce livre, j’inaugurais une liseuse toute neuve qui m’a permis de ne pas partir surchargée en vacances et d’échapper aux tout petits caractères des polars en poche !
Pour les curieux et curieuses, il s’agit d’une Cybook Odyssey Frontlight… j’avais testé une Sony qui ne m’avait pas emballée, et je me refusais à être obligée d’acheter mes livres numériques chez un seul marchand, en optant pour une Kindle ou une Kobo. J’achète sur le site de ma librairie locale Decitre, ce qui me convient parfaitement ! 

liseuse_cybook

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24 réflexions au sujet de « Deon Meyer, Jusqu’au dernier »

  1. Tu me rassures, il y en a donc des palpitants. J’ai abandonné « A la trace » au bout d’une centaine de pages, je ne m’y retrouvais pas. Comme c’était une première lecture, je me demandais avec quel roman refaire une tentative. Je note. (pour la liseuse, je commence à me dire qu’un jour j’en aurai une parce que je n’arrive plus à tenir très longtemps des pavés, mes poignets flanchent).

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  2. Étant donné que mes lectures me font passer des moments en Afrique du Sud cet été, j’ai noté cet auteur sans trop savoir par où commencer. Tu me donnes quelques indices du coup.

    Pour la liseuse, j’ai opté pour Sony et j’en suis ravie, mais je pense que la Cybook est pas mal du tout en effet. Sans doute pour la prochaine fois. Comme toi, Kindle et Kobo sont exclues. C’est vraiment l’outil idéal pour les vacances.

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    1. Jusqu’ici, mes rencontres avec cet auteur m’ont bien plu… la société sud-africaine d’après l’Apartheid y est bien décrite, les polars permettent de s’intéresser à toutes les classes de la société.

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