bande dessinée·littérature France·non fiction

Emmanuel Guibert, L’enfance d’Alan

Mise en page 1D’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope
L’auteur : Emmanuel Guibert est né à Paris en 1964. Après un bac de lettres, il suit pendant un an les cours de l’école Hourdé avant de se diriger vers les Arts Déco de Paris pour y suivre de longues études… de six mois. Happé par le monde professionnel, il entreprend son premier album, Brune, qu’il mettra sept ans à achever tout en découvrant le monde professionnel de l’illustration et le story-board pour le cinéma. La parution de cette oeuvre en 1992 chez Albin Michel l’introduit dans un petit cercle de jeunes dessinateurs cherchant à renouveler l’univers de la bande dessinée. En 2003, paraît le premier volet de la trilogie Le Photographe, une série de trois ouvrages mêlant des dessins d’Emmanuel Guibert et des photographies de Didier Lefèvre, et qui raconte du point de vue de ce dernier le déroulement d’une mission humanitaire qu’il couvrit en Afghanistan en 1986. Plus récemment, il raconte en trois tomes 
La guerre d’Alan, d’après les récits d’Alan Ingram Cope.
159 pages
Editeur : L’Association (2012)

Dans Les ignorants, Etienne Davodeau fait découvrir la bande dessinée à un vigneron qui, réciproquement, lui montre son métier. Ils ont l’occasion de rencontrer Emmanuel Guibert qui leur explique la genèse de ses BD Le photographe et surtout La guerre d’Alan. Emmanuel Guibert, en promenade sur l’île de Ré, en 1994, demande son chemin à un vieux monsieur, c’est Alan. Il s’intéresse d’abord à ce qu’Alan raconte de « sa » guerre, son débarquement en Normandie, il prend des notes et enregistre des quantités de conversations. Cela donnera trois tomes, que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. Alan relate aussi son enfance, et c’est l’histoire du présent volume.
Il raconte, avec des mots et des anecdotes toutes simples et communes à beaucoup de personnes de sa génération, son enfance dans les années 20 et 30 en Californie du Sud. J’ai beaucoup aimé le graphisme qui sait évoluer, des couleurs actuelles, au sépia du passé, du crayonné aux aplats des reproductions de photos de famille. On a l’impression de se plonger dans un vieil album familial, avec une voix qui vous raconte des souvenirs, dont certains étaient probablement fort bien enfouis. Certains moments sont amusants, d’autres émouvants, et Emmanuel Guibert les met magnifiquement bien en images.
C’est tout à fait le genre de roman graphique que j’aime, il va rejoindre le rayon de mes favoris !

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Les avis de Jérôme et Mango.

Je remercie Price Minister pour cette opération « la BD fait son festival » et j’attribue la note de 18/20 à cette lecture tout à fait à mon goût !

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28 réflexions au sujet de « Emmanuel Guibert, L’enfance d’Alan »

  1. Je n’en sais rien du tout, et en plus, comme j’ai « Ad block » sur mon ordi, je ne vois rien ! Mais il me semble avoir lu quelque part qu’il y avait maintenant des pubs avec wordpress… (non, je ne vais pas redéménager !)

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  2. Tu as raison, on a l’impression d’avoir sous les yeux un vieil album familial… C’est tout à fait ce que j’aime en BD. Je le note immédiatement (et toujours pas lu Les ignorants…) merci pour la découverte :0)

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  3. J’ai longtemps hésité entre celui-ci et Stalag IIB de Tardi et finalement ma fan attitude m’ a fait préférer Tardi. Je ne regrette pas mon excellent choix, mais j’avoue que j’aurais bien aimé découvrir L’enfance d’Alan, je vais voir avec la BM

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