littérature îles britanniques·policier

Peter May, L’homme de Lewis

homme-de-lewisL’auteur : Né à Glasgow, en 1951, Peter May s’est fait un nom à la télévision britannique en créant et transcrivant les scénarios de séries télévisées très appréciées. Il publie son premier roman à l’âge de 26 ans. Passionné par la Chine, il écrit une série de romans policiers « chinois », série dans laquelle deux mentalités s’affrontent, celle du commissaire Li Yan et celle d’une Américaine médecin légiste. Une autre série se déroule sur l’île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Le premier est L’île des chasseurs d’oiseaux.
Peter May sera présent fin mars 2013 aux Quais du Polar.
380 pages
Editeur : Actes Sud – Babel (janvier 2013)
Traduction : Jean-René Dastugue
Titre original : The Lewis man

Dans les polars, j’aime deux choses apparemment contradictoires, la première étant de découvrir un endroit, une société, des habitudes différentes. Le deuxième plaisir, c’est la manière confortable de retrouver des personnages récurrents d’un livre à l’autre, un enquêteur et son entourage qui évoluent au fil des romans. Un mélange de dépaysement et de douces habitudes !
Bien au chaud sous la couette, j’ai pu retrouver l’île de Lewis, dans les Hébrides, tout au nord de l’Ecosse.
Fin MacLeod, encore sous le choc de la mort accidentelle de son fils, vient de mettre fin à sa carrière dans la police, et se réfugie sur son île natale. Il s’installe près de sa maison de famille et reprend contact avec Marsaili, son amie d’enfance et premier amour, et Fionnlagh, le fils de celle-ci.
Un cadavre trouvé dans les tourbières le ramène à sa condition d’enquêteur, puisque le seul lien ADN trouvé mène à Tormod MacDonald, le père de Marsaili. Le vieil homme, atteint d’Alzeihmer, ne peut aider à l’enquête, mais permet aux lecteurs d’avoir quelques longueurs d’avance, en les laissant se débrouiller avec l’écheveau de ses souvenirs. Le monologue intérieur de Tormod, très touchant, alterne avec les avancées des recherches sur les îles, qui renvoient à de sombres pratiques datant de moins de soixante ans, lorsque des enfants écossais orphelins étaient envoyés dans des familles des Hébrides, et plus ou moins bien traités. Ce que j’aime bien chez cet auteur, c’est qu’il aurait pu créer les pires conditions pour le trio d’enfants envoyés ainsi vers l’inconnu, mais qu’il n’en rajoute pas… La traversée est rude, l’environnement difficile, la langue leur est étrangère, puisqu’on parle gaélique dans ces îles, mais ils sont traités simplement de manière un peu bourrue.
Au final, j’ai aimé ce polar prenant, bien écrit, mettant aussi bien en lumière les lieux que les protagonistes, à la lenteur assumée, à part la fin plus trépidante… (un peu trop à mon goût, peut-être ?)

D’autres avis : Alain, Athalie, Choupynette, Clara, Lou, Le Papou

Je participe au challenge Des livres et des îles de Géraldine ! 

deslivresetdesiles

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42 réflexions au sujet de « Peter May, L’homme de Lewis »

  1. Je partage avec toi les deux plaisirs contradictoires, celui de l’exotisme et du confort sous la couette …. ce pourquoi, au final, j’ai bien aimé ce titre dont l’intrigue souffre quand même un peu de cohérence (surtout à la fin, c’est sûr !), même si l’épopée des enfants « homers » est rudement prenante ….
    Merci pour le lien !

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  2. Je n’ai toujours pas lu « l’île des chassseurs d’oiseaux », que je veux lire depuis sa sortie. Une piqure de rappel ! Je me suis inscrite aussi au challenge de Géraline, ce serait donc une occasion pour moi d’enfin lire cet ouvrage !

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  3. Je suis tombée sur L’île es chasseurs d’oiseaux par hasard, alors que ce n’est même pas une nouveauté poche. Je découvrirai donc un jour.. et je ne t’ai lue qu’en pointillés ici, pour ne pas déflorer le sujet !

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    1. Je n’avais pas tellement aimé Millenium, (le tome 1 uniquement) un peu les thèmes abordés, mais pas trop l’écriture. Les scandinaves lus depuis m’ont semblé bien meilleurs ! Comme quoi les goûts des uns et des autres différent !

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  4. Je crois que c’est vous qui m’aviez conseillé L’ile des chasseurs d’oiseaux et j’avais beaucoup aimé. Je note ce nouveau livre que je vais me procurer. J’avais aimé la lenteur du livre et, comme vous, la découverte d’une société très particulière.
    Merci et bonne journée.

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    1. Ce deuxième volume est bien dans la lignée du premier, assez lent jusqu’aux dernières pages un peu plus animées ! Et l’atmosphère est toujours très bien rendue.

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  5. Je suis en train de le lire…. je reviendrai donc vers ton billet une fois terminé. J’espère que tu as lu le 1er, « L’île des chasseurs d’oiseaux » et il y a une sute : « le braconnier du lac perdu ». Je suis fan de cet écrivain.

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