littérature Europe du Nord·policier·premier roman

Jussi Adler Olsen, Miséricorde

misericordeL’auteur : Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Département V, série qui compte déjà quatre tomes et qui a remporté les prix scandinaves les plus prestigieux. La série est en cours de traduction dans une trentaine de pays, et s’est déjà vendue à plus de 5 millions d’exemplaires en Europe. Le premier volet, Miséricorde, paru chez Albin Michel en octobre 2011, est suivi de Profanation (2012) et Délivrance (2013).
526 pages
Editeur : Albin Michel (2011)
Titre original : Kvinden i buret
Traduction : Monique Christiansen
Grand prix des lectrices de Elle 2012 (policier)


Retrouvant la brigade criminelle après un arrêt de travail, Carl Mørck se retrouve promu d’une étrange manière, puisque son nouveau bureau est au sous-sol, que son unique assistant n’est en rien un policier, et qu’il doit faire face à une pile de dossiers non résolus accumulés depuis des années.
L’affaire Merete Lyyngaard ne lui est pas inconnue, il s’agit d’une jeune femme politique qui avait disparu cinq ans auparavant lors d’une traversée entre Copenhague et Berlin. Le dossier comporte des zones d’ombre et des pistes manifestement négligées que notre héros se fait un plaisir de pointer du doigt, mettant ainsi en difficulté un collègue.
La personnalité très secrète de Merete est dévoilée parallèlement à l’enquête de Carl Mørck et de son inénarrable bras droit, Hafez el Assad, réfugié syrien au patronyme douteux, quoique semblable à celui d’un dictateur bien connu. Le duo improbable, voilà qui marche toujours bien dans les romans ou films policiers, et celui-ci ne déroge pas à la règle, ces deux personnages font tout le sel du roman. Mais n’allez pas croire que l’intrigue ne tient pas la route, elle est tout à fait haletante, et l’idée de poser le livre se fait de plus en plus difficile au fur et à mesure qu’on avance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le suspense est bien maintenu jusqu’au bout, même si on a une petite longueur d’avance sur les enquêteurs. On se rongerait presque les ongles à se demander ce que va devenir Merete enfermée par des inconnus, qui s’acharnent à lui faire expier une faute qu’elle n’imagine même pas.
Enfin, que les âmes sensibles ne tournent pas aussitôt le dos, si les « méchants » le sont réellement, il n’y a pas entre ces pages de scènes insoutenables. C’est d’ailleurs à mettre au crédit de l’auteur, qui a réussi, sans que les années d’enfermement de Merete ne soient une partie de plaisir, à faire que le lecteur ne s’en trouve pas trop secoué, sauf à souffrir de claustrophobie.
Bref, encore une série que je vais devoir absolument suivre, et avec un grand plaisir ! Et que les amateurs de polars du nord n’ignoreront pas longtemps non plus, sans compter les adeptes de la série télévisée danoise The Killing, dont j’ai été ravie de retrouver l’atmosphère ici. 

Citation : Il ne savait pas grand-chose de la mort sinon qu’elle survenait quand on s’y attendait le moins, rapide comme l’éclair, puis infiniment tranquille une fois qu’elle avait frappé sa victime. En revanche, il connaissait sa violence et le sentiment d’impuissance qu’elle laissait derrière elle. Celui-là, il le ressentait tous les jours.

Lu aussi par Choco, Hélène, JoëlleLeiloona, Lystig, Val, et Yv le tentateur ! (Merci beaucoup !)

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31 réflexions au sujet de « Jussi Adler Olsen, Miséricorde »

  1. Bonjour Kathel, vu tout ce que je lis de positif sur les romans de cet écrivain, je le note. Il faut que je les lise dans l’ordre en commençant donc par celui-ci. Bonne journée.

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  2. Je viens de finir de l’écouter et j’ai marché à fond, le début m’a juste semblé un peu long et Karl Morck est un peu énervant mais petit à petit l’auteur nous entortille, on s’attache et on se méfie d’Assad bref on est ameçonné
    je vais comme toi suivre la série sans aucun doute

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  3. En matière de littérature nordique, j’ai essayé de lire « La vierge froide et autres racontars », et j’ai abandonné à la 3e nouvelle. Quelle déception.

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