abandon de lecture·littérature France·premier roman

Henri Courtade, Loup, y es-tu ?

loupyestuL’auteur : Biologiste au centre hospitalier de Pau, Henri Courtade est né en 1968 et vit à Lons.
Finaliste du premier prix littéraire du magazine Géo avec Lady R, son second roman paru en 2011, il écrit dans des genres aussi variés que le fantastique ou le roman d’aventure historique.
Dans son premier livre, Loup, y es-tu ?, sorti en septembre 2010 chez Mille Saisons Éditions, il a choisi de parler de notre société moderne tout en restant léger et divertissant, par le biais d’une fable.
388 pages
Editions Folio (janvier 2013)


Pour ce roman, je devrais créer une rubrique « Mais qu’est-ce qui m’a pris ? » Pourquoi ai-je en effet sélectionné ce livre à la lecture d’une quatrième de couverture assez sibylline et sans voir la couverture, pas franchement réussie… Pourtant, l’idée de départ était séduisante, d’imaginer les personnages de contes traditionnels dans le monde actuel, et ces mêmes héros des contes enfantins influant sur le cours des grands évènements du XXème siècle.
Les noms des personnages sont bien trouvés, de Cindy Vairshoe à Franz Schüchtern,(timide en allemand), de la pâle Albe Snösen à Virginia Woolf (si, si !), une jolie styliste qui déteste la couleur rouge. J’ai beaucoup aimé la scène où le nain timide aborde Blanche-neige qui vend des billets de spectacles à Times Square. Mais ensuite ça se gâte avec une poursuite en voiture beaucoup trop longue. Et, pitié, non, ne me dites pas que le 11 septembre était l’oeuvre d’une méchante sorcière ! On n’y croit pas un instant à cette maléfique Marylin von Sydow, enfin, moi, je n’ai pas marché. Elle est à l’origine de deux disparitions de personnages importants qui arrivent dès le début du roman, j’ai trouvé que cela arrivait bien trop tôt. Que l’on me pardonne si les péripéties telles que je les raconte ne correspondent pas à la chronologie du roman, j’ai eu du mal à suivre ce qui se passait…
Le style un peu plat, pas dénué de quelques clichés, les péripéties qui ne me m’ont pas fait frémir le moins du monde, la psychologie à peine esquissée, tout cela a gâché le plaisir que j’avais eu à l’idée des personnages de contes évoluant au XXIème siècle. Certes, les clins d’oeil sont nombreux, mais l’ensemble ne m’a pas intéressée bien longtemps. L’auteur a eu beau déployer humour et imagination, je ne me suis pas laissée emporter. A recommander uniquement aux amateurs de fantasy, dont je ne fais manifestement pas partie. Je m’amuse beaucoup plus avec les réinterprétations à destination d’un lectorat plus jeune, tels Un conte peut en cacher un autre de Roald Dahl ou Les contes à l’envers de Philippe Dumas.

Extrait : Elle s’était maintes fois demandé pourquoi les êtres humains assimilaient le mal à la laideur. Sans doute pour se rassurer, en avait-elle conclu. Toutes les sorcières qu’elle connaissait étaient plutôt belles, et pas une seule n’était affublée d’un grossier poireau sur un nez crochu. Elle était bien placée pour savoir que la malveillance a toujours pris de beaux autours, les plus séduisants qui soient, de préférence. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, disait le dicton populaire. Le mal se devait donc d’être d’aspect agréable pour mieux se répandre et sévir, elle avait tôt fait de le comprendre. Dans un univers technologique basé sur l’image et l’apparence, ses chaînes de télévision et Internet ne servaient-ils pas ses desseins à merveille ?

Ailleurs : Val n’est pas séduite non plus, Plume l’a trouvé plaisant à lire et de nombreux autres avis sont enthousiastes, sur Babelio par exemple.

Un grand merci à Lise des éditions Folio pour l’envoi, je tâcherai de choisir plus selon mes goûts une prochaine fois ! 

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18 réflexions au sujet de « Henri Courtade, Loup, y es-tu ? »

  1. Pas pour moi manifestement, je me suis parfois laissée séduire par la fantasy avec l’assassin royal et je me suis bien amusée mais depuis ce que j’ai essayé m’a lassé en 5 minutes y compris le fameux trône de fer
    La SF c’est pareil ça ne supporte pas l’à peu près pour passionner il faut que ce soit très bon
    je te recommande la Horde du contrevent, une écriture spéciale mais une fois entré dedans on ne le lâche plus

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  2. A lire le commentaire de Dominique, ma LAL SF va augmenter, mais pas avec ton livre de ce billet, hélas!
    Actuellement d’ailleurs je suis dans une histoire de réplicant en 2109, mais comme c’est Rosa Montero, aucun risque de déception…

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  3. Que je suis contente! Quand j’ai publié mon billet (je crois que j’avais abandonné aussi) , j’avais l’impression que tout le monde avait aimé sauf moi. Je ne me suis plus risqué dans ce genre littéraire ensuite.

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  4. En lisant le concept effectivement on peut se dire pourquoi pas ? Mais vu ton billet, je passe mon tour 🙂 J’ai envie de choses différentes en ce moment, mais pas au point de risquer le mur…

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