littérature îles britanniques·premier roman·rentrée automne 2012

Rachel Joyce, La lettre qui allait changer…

Rentrée littéraire 2012
L’auteur : Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille. Elle a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision, et comédienne de théâtre, récompensée par de nombreux prix. La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… est son premier roman.
364 pages
Editeur :
 XO (septembre 2012)
Traduction :
 Marie-France Girod
Titre original :
 The unlikely pilgrimage of Harold Fry

Harold Fry, à la retraite depuis quelques mois, ne sort pratiquement plus de chez lui. Pourtant, un matin, une lettre reçue d’une ancienne collègue, et amie, le pousse jusqu’à la boîte aux lettres pour lui poster sa réponse. Il est remué par l’état de Queenie qui lui écrit qu’elle est dans un établissement de soins palliatifs. Harold, ne sachant trop que répondre, et remâchant des souvenirs, prend la route, sans préparation, sans équipement, pour parcourir les huit cents kilomètres qui le séparent de Queenie. Du sud au nord de l’Angleterre, il longe les routes qu’il parcourait autrefois pour son travail, s’éloigne de sa femme Maureen, de son fils David, de l’absence de communication qui règne dans son foyer. Au fur et à mesure du chemin parcouru, il réfléchit, se souvient, change, tout en restant attaché à ce qui l’a accompagné dans les premiers jours de marche, comme ses chaussures de bateau bien peu taillées pour la route. Même si on est d’emblée persuadé qu’il atteindra son but, c’est plus le parcours intérieur que l’odyssée d’Harold Fry qui est intéressant.

J’ai été un peu partagée tout au long de la lecture de ce livre. Agacée par les bons sentiments, les rencontres qui s’accumulent gentiment, les personnages qui évoluent comme on s’y attendait, je ronchonnais intérieurement sur les ficelles un peu trop grosses. En même temps enveloppée par la chaleur et la tranquille obstination d’Harold Fry, je n’ai pas pu lâcher le livre avant de l’avoir terminé. Ce roman ne changera pas la face du monde, ni celle de la littérature, mais si vous avez envie de passer un bon moment avec des personnages attachants, pourquoi pas ?

Citations :  Harold songea à tout ce qu’il avait laissé passer au cours de son existence. Des sourires. Des coups à boire. Les gens qu’il avait croisés mille fois sur le parking de la brasserie ou dans la rue, sans même lever la tête. Les voisins qui avaient déménagé et dont il n’avait pas gardé la nouvelle adresse. Pire : son fils qui ne lui parlait pas et son épouse qu’il avait trahie. Il se souvint de son père dans la maison de retraite et de la valise de sa mère près de la porte. Et maintenant, il y avait cette femme qui, vingt ans plus tôt, lui avait prouvé qu’elle était son amie.
Fallait-il toujours qu’il en soit ainsi ? Que, juste au moment où il voulait faire quelque chose, ce soit trop tard ?

Il comprenait que dans sa marche pour racheter les fautes qu’il avait commises, il y avait un autre voyage pour accepter les bizarreries d’autrui.

Les avis de KeishaMeelly et d’autres sur  Babelio que je remercie pour cet envoi.

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3 réflexions au sujet de « Rachel Joyce, La lettre qui allait changer… »

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